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22/10/2018 17:33 EDT | Actualisé 22/10/2018 17:33 EDT

Le suremballage du cannabis choque

Des montagnes de déchets pour remplacer les «baggies» en plastique.

Des exemples de produits vendus par la SQDC.
La Presse canadienne
Des exemples de produits vendus par la SQDC.

Certains acheteurs de cannabis se plaignent du fait que les emballages volumineux nuisent à l'environnement.

Conformément aux directives de Santé Canada, l'emballage doit prévenir la contamination du cannabis, être inviolable et à l'épreuve des enfants _ une avancée par rapport aux sacs en plastique dans lesquels le produit était souvent vendu avant sa légalisation.

Allan Rewak, directeur général du Conseil canadien du cannabis, a affirmé que l'industrie s'inquiétait des problèmes potentiels de traitement et de valorisation des déchets "depuis un moment", mais comprenait également la prudence de Santé Canada.

M. Rewak a souligné que tous les emballages et les mises en garde doivent être de certaines dimensions et également contribuer à mettre le produit hors de la portée des enfants, ce qui augmente la quantité de matériaux utilisés.

Selon lui, "la bonne nouvelle est que la majorité des produits d'emballage sont recyclables".

M. Rewak, dont l'organisation représente des producteurs autorisés de cannabis médicinal, affirme que l'industrie aimerait travailler avec le gouvernement pour réduire les emballages. Il explique que les avertissements pourraient figurer sur un encart dans un emballage déjà scellé avec un timbre d'accise.

EN VIDÉO: Un premier joint légal à la sortie de la SQDC

"C'est un point sur lequel nous devrons nous pencher à un certain moment, surtout si les ventes continuent d'augmenter, car nous ne voulons pas que cela contribue à la dégradation de notre environnement. En fait, nous aimerions que ce soit le contraire", a-t-il fait valoir.

Appelée à commenter cet enjeu de l'emballage, une porte-parole de Santé Canada, Maryse Durette, a fourni un lien vers la réglementation sur le cannabis et a suggéré de soumettre toute autre question aux gouvernements provinciaux sur la manière de se conformer à ces règles. Elle n'a pas voulu en dire davantage sur les préoccupations environnementales de certains consommateurs.