POLITIQUE
22/10/2018 13:45 EDT | Actualisé 22/10/2018 13:45 EDT

Énergie Est renaîtra-t-il de ses cendres?

Oui, si les conservateurs d'Andrew Scheer ont leur mot à dire.

Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer.
La Presse canadienne
Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer.

Le Parti conservateur cite en exemple la dépendance au pétrole provenant de pays comme l'Arabie saoudite comme argument pour vendre sa proposition de relancer le projet d'oléoduc Énergie Est, qui est destiné à l'exportation.

Le député Pierre Paul-Hus a plaidé lundi en point de presse qu'il fallait cesser d'être "hypocrite" sur le besoin de s'approvisionner en pétrole, et que l'idée du chef Andrew Scheer de se rasseoir avec le promoteur TransCanada visait à permettre au Canada d'être "autosuffisant" sur ce plan.

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Selon ce qui est ressorti de l'étude de ce projet, auquel s'opposaient de nombreuses municipalités au Québec, l'oléoduc Énergie Est aurait servi quasi exclusivement à l'exportation directe du pétrole des sables bitumineux vers d'autres marchés.

Le projet a finalement avorté, la société TransCanada l'ayant abandonné en octobre dernier en raison des changements apportés au processus d'évaluation environnementale de l'Office national de l'énergie (ONÉ).

Mais un gouvernement conservateur tenterait de le faire revivre, selon ce qu'a indiqué dimanche Andrew Scheer dans un discours visant à marquer le début du compte à rebours en prévision de la prochaine élection fédérale, qui doit se tenir le 21 octobre 2019.

Le projet de pipeline, dénoncé par les environnementalistes et les Autochtones, notamment, a été au coeur des débats lors de la dernière campagne électorale, en particulier au Québec, où il aura été un enjeu assez central.