POLITIQUE
19/10/2018 19:54 EDT | Actualisé 19/10/2018 19:54 EDT

Pascal Bérubé se demande pourquoi les jeunes ont déserté le Parti québécois

«Je ne crois pas que nous soyons si différents.»

Pascal Bérubé, chef par intérim du Parti québécois, en compagnie de l'ancien chef Jean-François Lisée.
La Presse canadienne
Pascal Bérubé, chef par intérim du Parti québécois, en compagnie de l'ancien chef Jean-François Lisée.

QUÉBEC – Le chef intérimaire du Parti québécois (PQ), Pascal Bérubé, a voulu tendre la main à l'électorat jeune qui a boudé sa formation politique aux dernières élections, lors de son discours d'assermentation.

Selon le dernier sondage Léger avant l'élection du 1er octobre, le PQ était toujours en quatrième position chez les intentions de vote chez les 18 à 34 ans, qui formaient le tiers des électeurs lors du scrutin d'octobre.

Cette tendance lourde s'est observée pendant toute la campagne. Les jeunes ont d'abord penché pour le Parti libéral du Québec (PLQ) au début du mois de septembre, avant de se rallier massivement à Québec solidaire (QS) en fin de campagne.

M. Bérubé ne comprend pas cette tendance lourde, alors qu'il estime que le projet d'indépendance du Québec est toujours compatible avec la jeunesse.

Nous croyons aussi à la diversité et nous croyons que le Québec a beaucoup à apporter à l'humanité.Pascal Bérubé, chef par intérim du Parti québécois

«Le Parti québécois est-il si différent des jeunes générations qui cherchent à faire leur marque, elles aussi, sur la société québécoise et dans le monde? Je ne crois pas que nous soyons si différents», s'est exclamé le député réélu de Matane-Matapédia.

«Nous avons la même intensité, nous avons la même capacité à nous émouvoir devant des situations de détresse humaine, nous avons la même ouverture sur le monde. Nous croyons aussi à la diversité et nous croyons que le Québec a beaucoup à apporter à l'humanité.»

Amené à expliquer cette impopularité auprès des jeunes, le chef péquiste par intérim a répondu que le parti aurait l'occasion d'en parler lors d'un post-mortem qui aura lieu le 17 novembre avec les candidats de la dernière élection et le conseil exécutif national, entre autres.

«Il n'y a personne qui doit être tenu pour acquis. On l'a vu pendant la campagne», dit-il.

L'environnement doit devenir une «obsession»

M. Bérubé a aussi insisté sur l'importance de la lutte contre les changements climatiques, qui deviendra une «obsession» pour son parti.

«Dorénavant, toutes les actions du gouvernement doivent être envisagées sous l'angle de la transition énergétique ou de la lutte contre le réchauffement planétaire, a-t-il dit. C'est notre devoir envers les générations futures en prenant des décisions éclairées maintenant.»

Le PQ avait des propositions intéressantes pour effectuer la transition énergétique, dit Pascal Bérubé, mais elles n'ont pas retenu l'attention pendant la campagne, à son avis.

QS a tapé sur le clou de l'environnement pendant la dernière campagne électorale, et a averti le gouvernement Legault que le sujet allait être une priorité pour les quatre prochaines années.

Le premier ministre François Legault dit avoir pris acte de l'importance d'en faire plus pour contrer le réchauffement climatique et admet que son parti n'en avait pas assez parlé. Il hésite cependant à aller à la prochaine Conférence annuelle des Nations unies sur les changements climatiques.

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