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15/10/2018 18:40 EDT | Actualisé 15/10/2018 18:49 EDT

Les Canadiens doivent mieux connaître la contribution des femmes, dit Historica Canada

Seulement trois pour cent d'un sondage auraient obtenu un «A».

Margaret Atwood.
Steve Granitz via Getty Images
Margaret Atwood.

TORONTO — L'organisme qui nous donne les «Minutes du patrimoine» soutient que les provinces devraient mieux enseigner aux jeunes Canadiens la contribution des femmes dans notre société, à la lumière des résultats particulièrement accablants d'un petit test de connaissances sur le sujet.

Le sondage, réalisé par Ipsos pour le compte d'Historica Canada, a posé une douzaine de questions «vrai ou faux» sur l'histoire des femmes canadiennes. On demandait par exemple de confirmer ou d'infirmer des affirmations comme «Les Canadiens n'ont jamais élu de première ministre fédérale» ou «Margaret Atwood, Alice Munro et Lucy Maud Montgomery figurent parmi les auteurs les plus célèbres du Canada» — deux déclarations vraies.

Selon Historica, 55 pour cent des répondants ont échoué, et seulement trois pour cent auraient obtenu un «A». Historica révèle par ailleurs que le taux d'échec de son enquête était le plus élevé chez les femmes: 59 pour cent des répondantes n'ont pu répondre correctement à la moitié des questions, comparativement à 52 pour cent des hommes.

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Selon une ventilation régionale, 62 pour cent des répondants de l'Alberta ont échoué au test, contre 57 pour cent en Colombie-Britannique et 56 pour cent en Ontario et au Québec. C'est en Saskatchewan, au Manitoba et dans le Canada atlantique que l'on a fait le mieux, avec un taux d'échec de 45 pour cent.

Anthony Wilson-Smith, le directeur général d'Historica Canada, estime que les résultats du sondage, similaires à d'autres enquêtes de ce type, font ressortir les lacunes persistantes dans les différents systèmes d'éducation des provinces. «On peut difficilement s'attendre à ce que les gens connaissent des choses qu'on ne leur a pas enseignées», a déclaré M. Wilson-Smith en entrevue. «Non seulement on ne met pas beaucoup l'accent sur l'histoire du Canada, mais c'est certainement encore plus net lorsqu'il s'agit d'enseigner la contribution des femmes.»

M. Wilson-Smith assure qu'il ne veut jeter la pierre à personne. «L'éducation est de compétence provinciale, et c'est ce qui nous empêche d'avoir le genre de "récit national" qui rendrait les gens plus familiers» avec leur histoire commune, a-t-il estimé.

Lorsqu'on a demandé aux répondants avec quelle personnalité féminine, vivante ou disparue, ils aimeraient partager un repas, une majorité choisirait des artistes contemporaines comme Céline Dion (10 pour cent), Shania Twain (six pour cent) ou Margaret Atwood (quatre pour cent). Les répondants voulaient aussi aller manger avec la gouverneure générale Julie Payette, l'actrice Rachel McAdams, la peintre Emily Carr ou Margaret Trudeau, mère du premier ministre et ex-femme de Pierre Elliott Trudeau.

Le sondage en ligne a été mené entre le 27 septembre et le 1er octobre auprès de 1003 personnes de partout au Canada. Les experts en recherche et en méthodologie estiment qu'il est impossible d'attribuer une marge d'erreur à un sondage réalisé en ligne, puisque la méthode d'échantillonnage est non probabiliste.