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11/10/2018 12:59 EDT | Actualisé il y a 11 heures

#moiaussi: après un an, les étudiants de l'UdeM se plaignent de l'immobilisme

La politique en matière de violences sexuelles se fait toujours attendre.

L'Université de Montréal.
PC/Ryan Remiorz
L'Université de Montréal.

Un après la campagne #moiaussi, les associations étudiantes de l'Université de Montréal se plaignent du fait que leurs efforts pour faire modifier le processus disciplinaire envers les enseignants n'ont toujours pas porté fruit, parce que ce processus est mêlé à la négociation de la convention collective entre le syndicat des enseignants et l'université.

La Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal, qui représente 40 000 étudiants, lance donc une campagne pour dénoncer ce qu'elle appelle l'immobilisme à ce sujet qui fait persister la loi du silence.

Au cours d'une entrevue avec La Presse canadienne, jeudi, le secrétaire général de la FAECUM, Matis Allali, a soutenu que même si l'Université se dote d'une politique en matière de violences sexuelles, comme le requiert la loi déposée par l'ex-ministre Hélène David, les étudiants ne porteront pas plainte s'ils n'ont pas confiance en l'impartialité du comité de discipline.

À leur tour, l'administration de l'université et le Syndicat général des professeurs ont assuré vouloir eux aussi un processus disciplinaire juste et équitable et être prêts à en discuter. L'université montre du doigt le syndicat des professeurs, alors que le syndicat montre du doigt les associations étudiantes.