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10/10/2018 18:15 EDT | Actualisé 11/10/2018 05:22 EDT

NBA à Montréal: La communauté d'affaires se mobilise, mais il n'y a pas d'expansion dans l'air

Le coût d'une franchise pourrait varier de 1,5 G$ à 2 G$.

Andrew D. Bernstein via Getty Images

MONTRÉAL — Le projet d'attirer une équipe de la NBA à Montréal a fait un pas de plus avec l'arrivée d'un investisseur local prêt à régler 10 pour cent de la note. Le seul problème, c'est que la NBA n'envisage pas procéder à une expansion de sitôt.

C'est ce qu'ont annoncé mercredi après-midi l'ex-sénateur Michael Fortier, instigateur du projet, Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, et l'ex-vice-président du Canadien de Montréal Kevin Gilmore.

Fortier estime à «1,5 à 2 milliards $ US» le coût d'une franchise. Stéphan Crétier, président fondateur et chef de la direction de GardaWorld, est maintenant rattaché au projet. Il est prêt à payer de 150 à 200 millions $ du projet.

Le hic, c'est que le commissaire de la NBA, Adam Silver, a dit en plus d'une occasion à Fortier et son groupe que sa ligue n'était pas à la veille de procéder à une expansion, pas plus qu'il n'y a d'équipe en difficulté dans l'un des 30 marchés actuels de la NBA.

Qu'à cela ne tienne: les trois hommes précisent que leurs travaux ont pour but d'être prêt à toute éventualité et qu'une fois que la ligue exprimera le désir d'agrandir ses cadres, il serait alors trop tard pour commencer le travail.

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Mais Fortier ajoute du même souffle qu'il sait que Montréal ne serait pas le «plan A» de la NBA, mais qu'il est prêt à jouer les seconds violons pour l'instant.

Le groupe a eu des discussions préliminaires avec le Groupe CH pour la location éventuelle du Centre Bell, où cette équipe souhaiterait disputer ces matchs. Si Geoff Molson a démontré de l'intérêt, il n'a rien promis puisqu'il n'y a personne avec qui négocier pour l'instant. Des groupes de médias auraient aussi été approchés — autant canadiens, nord-américains, qu'internationaux —, mais Fortier n'a pas voulu les nommer pour l'instant.

Le groupe ne serait pas surpris qu'un seul autre investisseur soit nécessaire pour régler la facture totale. Cet investisseur pourrait être canadien, américain, ou «d'ailleurs dans le monde». Mais aucune garantie que cet éventuel investisseur souhaiterait garder Crétier au sein de son groupe.

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Pas en compétition avec le retour du baseball

Par ailleurs, le groupe affirme que ce projet n'est pas en compétition, pas plus qu'il ne se veuille un croc-en-jambe au projet de retour d'un club du Baseball majeur, piloté par Stephen Bronfman et auquel le nom de Crétier a été associé. Pour Fortier, Leblanc et Gilmore, l'un n'empêche pas l'autre et la situation économique de Montréal permettrait actuellement l'ajout de deux franchises professionnelles à Montréal.

Pour le groupe, Montréal est passée «à autre chose» et il faudrait «arrêter de voir petit».

Depuis maintenant 12 mois, ce groupe s'est affairé à dresser un portrait de Montréal, un «indice d'attractivité du marché (IAM)» afin de présenter sa candidature à la NBA. Selon cette étude, Montréal le marché no 1 de la côte Est nord-américaine sans formation de la NBA. Qui plus est, parmi les 49 villes comptant au moins une équipe de la NBA, MLB, NFL ou LNH, Montréal vient au 16e rang de la population.

Évidemment, avec un seul club, Montréal vient au premier rang du ratio population-équipe de ces 49 villes. mais même en ajoutant une franchise, Montréal demeurerait parmi le top-10, tandis que si elle comptait trois clubs, elle serait 22e.