DIVERTISSEMENT
05/10/2018 07:09 EDT | Actualisé 05/10/2018 10:57 EDT

Benoît Dutrizac fait son retour avec la nouvelle webradio QUB de Québecor

Le ton devrait plaire à «l'audience Québecor», a indiqué le vp aux contenus numériques, Mathieu Turbide.

qub.radio

C'est la naissance d'un nouveau média entièrement numérique baptisé QUB radio (prononcé «cube» radio) qu'a annoncé les dirigeants de Québecor ce jeudi 4 octobre en fin de journée. Une radio web parlée s'ancrant dans le virage numérique actuel qui promet de jaser et faire jaser en se faisant «audacieuse, différente et tournée vers l'avenir».

De grosses têtes d'affiche

Les têtes d'affiche sont bien connues du grand public (et souvent aussi de la controverse) : Benoit Dutrizac (Dutrizac de 6 à 9), Richard Martineau (Politiquement incorrect), Sophie Durocher (On n'est pas obligé d'être d'accord), Bianca Longpré (Mère ordinaire), Mario Dumont (Le retour de Mario Dumont), Geneviève Pettersen et Vanessa Destiné (Les Effrontées) et Jonathan Trudeau (Trudeau le midi) feront tous partie de la programmation de cette nouvelle radio parlée d'affaires publiques dont le contenu se fera national.

La nouvelle plateforme basée sur le web baptisée QUB - en référence au cube en tant qu'objet multidimensionnel aux nombreuses facettes - présentera des émissions de radio en différé ainsi que des podcasts en baladodiffusion. Le volet politique sera assuré par Antoine Robitaille, qui offrira aux auditeurs un accès privilégié et divertissant aux coulisses de l'Assemblée nationale avec son émission Là-haut sur la colline.

«Je pense que la majorité des Québécois et Québécoises connaissent l'écosystème Québecor, ainsi que les grandes marques que nous exploitons, a expliqué le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau. Il nous manquait un élément important, un élément qui nous échappait, car l'industrie se voyait réglementée à un maximum de deux médias à l'intérieur d'un même marché. Entre temps, la révolution numérique est arrivée et, dorénavant, on est en mesure de diffuser des contenus à l'aide du véhicule de l'Internet.»

Les gens qui me détestent vont trouver de nouvelles raisons de me haïr encore plus.Richard Martineau

«Si nous ne prenons pas la place qui nous revient, si nous ne sommes pas en mesure d'offrir de nouvelles fenêtres de diffusion à moyen ou à long terme, c'est notre écosystème qui va être fragilisé», a ajouté celui qui se promet d'écouter avec attention le morning man Benoit Dutrizac en faisant déjeuner ses enfants le matin.

«En général, nous avons toujours anticipé les tendances. Et puis, il y a une espèce de dialectique entre la force de l'antenne et le talent des créateurs et des créatifs qui travaillent de façon étroite avec nous. C'est cette dialectique qui est la recette du succès. Comme on le dit en bon français : ''If it ain't broke, don't fix it''. Si ça fonctionne, cela nous donne l'occasion d'élargir encore davantage la diffusion, de donner encore plus d'étendu et d'envergure à ceux et celles qui ont choisi de collaborer avec Québecor depuis de nombreuses années. Cela nous permet aussi de créer des scènes ou de nouveaux espaces où de nouveaux talents vont pouvoir émerger.»

Richard Martineau et Sophie Durocher

Sophie Durocher et Richard Martineau forment certainement le duo de choc de cette intrépide programmation. S'ils se retrouvent chacun à la barre de leur propre émission, ils ont aussi imaginé un podcast commun qu'ils ont baptisé Devine qui vient souper.

«L'émission se déroule vraiment chez nous, dans notre salle à manger, expliquent-ils. On a des invités et c'est comme si les auditeurs devenaient un petit oiseau qui venait assister à un vrai souper bien arrosé à la maison. Comme on est nuls en cuisine, on va commander de la nourriture, et on va parler et s'amuser avec des gens qui, de toute façon, sont déjà venus ou viendraient souper en temps normal à la maison.»

«Depuis quelques années, presque toutes les deux semaines, on invite des gens à souper, ajoute Richard Martineau. Des gens qu'on ne connaît pas, comme la fois où nous avions invité monsieur Lucien Bouchard, à qui on n'avait jamais parlé. Mathieu Turbide est venu à l'un de nos soupers et a dit que ce serait super de mettre cela en ondes en prenant des gens au hasard et en les invitant à manger à la maison.»

Les gens pensent comme moi, ce n'est absolument pas vrai. Il faut que tu mettes ta tête sur le billot, que tu aies des positions, mais ensuite il faut que les gens débattent...Richard Martineau

«Ce sont parfois des amis, ou alors on se fait de nouveaux amis. Parfois on commence le souper en étant amis et on le termine en ne l'étant plus tout à fait, ajoute Sophie Durocher en riant. On est toujours capable de se parler. Nous, ce qu'on dit, c'est qu'on n'est pas capable de cuisiner, mais qu'on est capable de cuisiner des invités par contre, alors parfois ce sont des bien-cuits, parfois ce sont des médiums tendres lors de ces rencontres de 2 ou 3 invités provenant de tous les horizons et de tous les milieux.»

«Cela permet de faire rouler le tout dans ta tête, de ne pas rester sous une cloche de verre, de confronter les idées des gens. Et puis, c'est un commentaire que les gens nous font souvent, on nous dit : ''Oh mon Dieu, ça ne doit pas être de tout repos souper chez les Durocher-Martineau. Voilà l'occasion pour vous de venir souper chez nous et de voir comment ça se passe à la maison.»

Quant à son émission de radio, Sophie Durocher promet une émission de débat sur des sujets d'actualité ou des sujets intemporels. «Ce sont vraiment des discussions avec des gens qui ont des opinions bien tranchées. Il peut arriver que je débatte avec quelqu'un ou que je reçoive deux invités qui débattent entre eux sur des sujets allant du quotidien au politique. L'idée est de faire avancer les choses, car du choc des idées naît la lumière.»

Richard Martineau affirme que Politiquement incorrect ne sera «pas du tout quelqu'un qui va crier dans un micro pendant une heure».

«Il va y avoir beaucoup d'ironie et d'humour. Quand tu écris une chronique, tu ne dis pas aux gens : ''Voici, j'ai vu la lumière et j'ai raison, vous devez penser comme moi. Une chronique permet de lancer des idées pour que les gens débattent ensuite. Souvent, les gens pensent que je veux que les gens pensent comme moi, ce n'est absolument pas vrai. Il faut que tu mettes ta tête sur le billot, que tu aies des positions, mais ensuite il faut que les gens débattent, soient d'accord ou pas d'accord, c'est cela qui est le fun. Pendant mon émission, je vais rire de toute la bien-pensante actuelle avec beaucoup d'ironie et d'humour. Denise Bombardier va aussi être chroniqueuse et nous allons recevoir différents invités. »

Le lancement officiel de QUB radio est prévu pour le 15 octobre, à 6h.