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05/10/2018 13:33 EDT | Actualisé 05/10/2018 13:33 EDT

La Chine dénonce une clause de l'AEUMC

La clause appelle les trois pays partenaires à s'avertir s'ils entament des négociations commerciales avec une économie «non marchande».

THE CANADIAN PRESS/AP/Andy Wong

La Chine a déploré une nouvelle clause controversée de l'Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC) qui appelle les trois pays partenaires à s'avertir s'ils entament des négociations commerciales avec une économie «non marchande».

Dans une déclaration cinglante, l'ambassade de Chine à Ottawa a affirmé que l'article 32.10 de la nouvelle AEUMC équivalait à un acte de domination politique des États-Unis. Elle a accusé ce dernier pays d'avoir inséré la clause qui, selon certains, conférerait aux Américains un droit de veto sur toute discussion de libre-échange du Canada ou du Mexique avec la Chine.

L'administration Trump est impliquée dans une guerre commerciale avec la Chine et a imposé des tarifs douaniers sur des centaines de milliards de dollars de produits chinois, ce qui a entraîné des mesures de représailles de la part de Pékin.

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La Chine affirme maintenant que M. Trump utilise la clause litigieuse du nouvel accord avec le Canada et le Mexique pour empêcher ces pays de faire des échanges commerciaux avec elle.

Dans une déclaration à La Presse canadienne, le porte-parole de l'ambassade de Chine, Yang Yundong, a estimé qu'il s'agissait d'une décision malhonnête. Selon lui, la clause interfère de manière flagrante avec la souveraineté d'autres pays.

La Chine conteste l'idée que son économie n'est pas marchande, ou dirigée, en affirmant qu'elle est membre en règle de l'Organisation mondiale du commerce.