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Les initiateurs du mouvement «Parlons environnement» déçus d'un échange avec François Legault

Ils ont été insatisfaits des réponses qu'il a apportées à leurs préoccupations environnementales.

LONGUEUIL, Qc — Les initiateurs du mouvement «Parlons environnement» pour la campagne électorale 2018 sont sortis déçus d'un échange avec le chef caquiste François Legault, dimanche.

Ils l'ont croisé lors d'un bain de foule dans un centre commercial de Longueuil, mais ont été insatisfaits des réponses qu'il a apportées à leurs préoccupations environnementales.

Marjolaine Mercier et Maxime Juneau ont créé la bannière «Parlons environnement» qui circule abondamment sur Facebook, parce qu'ils trouvaient que les grands partis ne s'attaquaient pas suffisamment aux problèmes environnementaux et à la lutte aux changements climatiques.

Alors que M. Legault serrait les mains de ses partisans à l'entrée du centre commercial, Marjolaine Mercier lui a demandé ce qu'il allait faire pour la population en matière d'environnement, en brandissant les résultats d'un questionnaire préparé par des groupes écologistes.

La CAQ y figure comme un cancre, puisqu'elle obtient 28 pour cent, loin derrière le PQ, à 76 pour cent, et Québec solidaire, à 87 pour cent.

«Les questions ont été posées sur ce qui a été promis, mais à un moment donné, il faut de l'action, moi je veux agir», a plaidé François Legault.

Il a fait valoir que si la CAQ forme le prochain gouvernement, il allait prolonger le Réseau électrique métropolitain dans les couronnes nord et sud, investir 100 millions $ pour décontaminer les terrains dans l'est de Montréal, et investir pour mettre fin aux déversements des trop-pleins d'eaux usées dans le fleuve.

Maxime Juneau a rappelé que des candidats de la CAQ ont émis des opinions climato-sceptiques et que la CAQ veut «allonger des autoroutes».

«Ce n'est vraiment pas le genre de discours qu'on trouve inspirant», a-t-il lancé.

«Moi, je pense qu'il ne faut pas les jouer un contre l'autre (transports en commun contre autoroute)», a dit le chef caquiste, en arguant que dans des zones peu peuplées comme la Beauce, le transport collectif n'est pas la solution.

«On n'est pas rassurés, on n'est pas satisfaits, parce que selon nous, l'environnement devrait être la priorité», a dit Mme Mercier en mêlée de presse après cet échange.

«On sait que dans 50 ou 100 ans la qualité de vie des générations futures ne sera pas du tout optimale.»

Ils ont dit s'être arrêtés au centre commercial de Longueuil en apercevant la caravane caquiste, sans avoir prévu le coup.

Ils ont assuré qu'ils ne faisaient pas de politique et n'étaient membres d'aucun parti.

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