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Le PQ et QS ont misé beaucoup sur Facebook pour faire passer leur message

Les derniers chiffres de l'analyse des médias sociaux des quatre partis montrent que les deux souverainistes investissent dans les réseaux sociaux.

Le dernier volet de l'analyse d'AOD Marketing réalisée pour le HuffPost Québec montre que les quatre principaux partis ont augmenté leur présence sur les réseaux sociaux, mais le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS) y ont particulièrement investi des sommes importantes.

En montée dans les sondages au cours des dernières semaines, QS a vu son nombre d'abonnés à sa page Facebook connaître la plus forte hausse en septembre, passant d'un peu plus de 80 000 en août à plus de 102 000 à la fin septembre. Les trois autres partis ont aussi connu des augmentations d'abonnés, mais rien de comparable à celle de QS. Le PQ demeure le parti avec le plus d'abonnés, soit plus de 175 000.

Cette hausse sur Facebook ne s'est pas pour autant transposée sur Twitter, où tous les partis ont connu une hausse de popularité, mais sans nécessairement de poussée hors norme.

Les partis à gauche de l'échiquier politique ont davantage investi des sommes sur Facebook. C'est particulièrement le cas en septembre où AOD Marketing a évalué, selon des indicateurs maison, que le PQ a dépensé environ 150 000 $ sur le réseau social, en plus de près de 40 000 $ sur la page de son chef Jean-François Lisée.

Chez QS, septembre a aussi été un mois de grosses dépenses sur Facebook: le parti a investi plus de 110 000 $, un gros bond comparativement au mois d'août. Plus de 80 000 $ ont été octroyés pour promouvoir la page de la co-porte-parole Manon Massé.

À titre comparatif, le Parti libéral du Québec (PLQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) ont injecté environ 35 000 $ et 75 000 $ respectivement. Est-ce que c'est parce que ces partis jugent moins important les réseaux sociaux dans leur stratégie pour rejoindre les électeurs? «Je ne penserais pas, répond Augustin Vazquez-Levi, président de AOD Marketing. Peut-être que leur stratégie est de bien cibler vers qui est dirigée la publicité à l'aide de données socio-démographiques plus précises.»

Cette hausse des dépenses s'est d'ailleurs accélérée plus la date du scrutin se rapprochait.

Même si les partis et les chefs investissent beaucoup sur Facebook, le véritable réseau social de politique demeure Twitter, qui est davantage utilisé. «Twitter, c'est plus vite quand on publie quelque chose. C'est plus informel. Ils gardent Facebook pour des choses plus importantes», estime M. Vazquez-Levi.

C'est surtout sur cette plateforme que le Parti libéral et son chef Philippe Couillard tentent de se faire entendre. Ils sont ceux qui y produisent le plus de publications depuis le début de la campagne.

Chaque parti a tenté d'utiliser Twitter pour vanter ses positions sur les différents enjeux en plus d'attaquer les propositions de ses adversaires. Certains sujets ont davantage attiré l'oeil des abonnés que d'autres. On peut observer, par exemple, que les publications où la CAQ attaquait ses rivaux ont très fortement fait réagir les abonnés. Suivent ensuite les publications sur la santé et l'économie.

Du côté des libéraux, ce sont plutôt l'économie, la santé et l'éducation qui ont été les publications les plus commentées, aimées ou partagées.

Le PQ a pour sa part suscité les réactions en parlant d'économie et d'éducation, et en attaquant les positions des partis adverses.

Seul parti à en faire un thème central de sa campagne, Québec solidaire a su tirer son épingle du jeu en parlant écologie (ou environnement, si vous préférez). Les attaques et l'économie ont aussi généré des commentaires et des partages pour le parti de gauche.

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