POLITIQUE
25/09/2018 08:06 EDT | Actualisé 25/09/2018 10:35 EDT

Le PQ veut éviter d’autres cas comme ceux de Pierre Paradis

Blâmé par la commissaire à l’éthique, l’ex-député a été gracié par ses collègues libéraux.

Jean-François Lisée souhaite faire en sorte que les décisions de la commissaire à l'éthique ne puissent pas être ignorées aussi facilement.
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Jean-François Lisée souhaite faire en sorte que les décisions de la commissaire à l'éthique ne puissent pas être ignorées aussi facilement.

MONT-LAURIER – Le Parti québécois veut éviter que d'autres députés blâmés par la commissaire à l'éthique puissent s'en tirer indemnes avec un peu d'aide de leurs amis dans les bancs du gouvernement.

Le chef du PQ, Jean-François Lisée, a dévoilé plusieurs mesures pour «redonner confiance en la démocratie» mardi matin, en compagnie de son candidat dans Labelle, Sylvain Pagé. À travers l'une d'elles, il vise directement l'ex-député libéral Pierre Paradis.

Sous un gouvernement péquiste, une décision ou une sanction de la commissaire à l'éthique et à la déontologie sera obligatoirement appliquée, à moins d'un vote contraire des deux tiers des élus de l'Assemblée nationale.

M. Paradis avait échappé à une sanction de 25 000$ pour avoir utilisé son allocation de logement pour favoriser sa fille et son gendre. Les libéraux avaient voté en majorité pour renverser la décision de la commissaire à l'éthique, Me Ariane Mignolet, sous prétexte que c'était une «injustice».

«Je pense que le Parti libéral a terminé la dernière session en démontrant qu'il n'avait toujours pas retrouvé leur boussole éthique, a déploré M. Lisée. Pour nous, c'est la preuve qu'il n'y a pas suffisamment de garde-fous contre les dérives éthiques des libéraux.»

Sa mesure pour renverser le fardeau de la preuve, il la surnomme la clause «Couillard-Paradis».

«On lève la garde pour protéger l'éthique contre la partisanerie libérale – dans ce cas-là – qui a voulu protéger son député fautif plutôt que de protéger l'éthique», explique le chef du PQ.

Parmi les autres mesures proposées, le PQ veut réformer le mode de scrutin afin de le rendre proportionnel, réformer la Loi d'accès à l'information et soutenir les médias traditionnels grâce à de la publicité gouvernementale.