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25/09/2018 13:56 EDT | Actualisé 25/09/2018 13:56 EDT

Donald Trump ne s'attendait pas à cette réaction à l'Assemblée générale de l'ONU

Un moment plutôt inusité dans l'enceinte solennelle des Nations unies.

NEW YORK — Le président américain Donald Trump a lancé une attaque en règle contre le multilatéralisme mardi, lors de son allocution devant l'Assemblée générale des Nations unies, mais il a suscité des hochements de tête incrédules et même des rires lorsqu'il s'est targué de la puissance économique et militaire des États-Unis.

M. Trump, qui s'est présenté en retard à son discours, a eu droit à un mélange d'applaudissements polis et de regards impassibles lorsqu'il s'est mis à vanter les caractéristiques de sa politique «America First».

S'exprimant en termes triomphants, le président a profité de son discours pour étaler tous les progrès apparemment réalisés par les États-Unis depuis son investiture. En moins de deux ans, s'est-il vanté, «mon administration en a fait plus que pratiquement n'importe quelle autre administration dans l'histoire de notre pays».

Plutôt que d'applaudir ou de se montrer épatés, les délégués ont commencé à rigoler à voix basse, mais certains n'ont pu s'empêcher d'éclater de rire. M. Trump a semblé brièvement décontenancé, avant de lancer à la blague que ce n'était pas la réaction à laquelle il s'attendait.

Ce moment cocasse et plutôt inusité dans l'enceinte solennelle des Nations unies a mis en évidence l'isolement du président américain aussi bien parmi ses alliés que face à ses adversaires.

M. Trump a saisi l'occasion qui lui était offerte de réaffirmer l'indépendance des États-Unis face à l'ONU. Il n'a exprimé aucun regret concernant ses décisions, qu'il s'agisse de négocier avec la Corée du Nord, de retirer son pays de l'accord sur le nucléaire iranien ou de s'opposer aux programmes de l'ONU qui, selon lui, nuisent aux intérêts américains.

«Nous rejetons l'idéologie du mondialisme et nous embrassons la doctrine du patriotisme», a-t-il lancé.

Il a énuméré de multiples institutions multilatérales, de la Cour pénale internationale (CPI) au Conseil des droits de la l'homme des Nations unies, que son administration cherche à affaiblir.

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«Du point de vue des États-Unis, la CPI n'a pas de juridiction, pas de légitimité et aucune autorité», a-t-il dit. Les États-Unis boycottent aussi le Conseil des droits de l'homme qui, d'après eux, ferme les yeux sur les exactions de certains pays et sert de véhicule à des actions contre les États-Unis et Israël.

La condamnation du mondialisme par M. Trump a suscité des murmures dans l'enceinte de l'organisation internationale qui est l'incarnation même de ce principe.