POLITIQUE
24/09/2018 16:53 EDT | Actualisé 24/09/2018 18:51 EDT

Justin Trudeau invite les dirigeants du monde à suivre l'exemple de Nelson Mandela

Selon le premier ministre, Mandela aurait vu les défis d'aujourd'hui comme une preuve du travail qui reste à accomplir.

AP Photo/Richard Drew

NATIONS UNIES, N.Y. — Justin Trudeau a joint sa voix au concert d'hommages rendus au défunt Nelson Mandela à l'Assemblée générale des Nations unies, lundi, exhortant les dirigeants du monde à suivre son exemple et à défendre la démocratie, les droits de la personne et la primauté du droit dans le monde entier.

Le premier ministre a entamé sa visite à l'ONU en participant au Sommet de la paix Nelson Mandela, qui marque le 100e anniversaire de naissance de l'ancien président sud-africain. Un défilé de dignitaires et de dirigeants mondiaux a défendu les valeurs qu'incarnait ce lauréat du prix Nobel de la paix.

Certains, comme sa veuve Graça Machel, ont exhorté les chefs d'État et les représentants des Nations unies à affronter les décideurs "motivés par leur ego", les dogmes politiques et l'avarice.

D'autres, comme le président iranien Hassan Rohani, ont fait des références à peine voilées au président américain, Donald Trump.

"Les grands hommes d'État tendent à construire des ponts plutôt que des murs", a-t-il lancé.

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Justin Trudeau a pour sa part livré une courte allocution de trois minutes résolument diplomatique, même s'il a évoqué des menaces mondiales telles que les changements climatiques, les conflits armés et les autres "menaces émergentes".

Bien que l'engagement envers les valeurs de Nelson Mandela continue d'être mis à l'épreuve, l'homme connu sous le nom de "Madiba" aurait vu ces défis comme une preuve du travail qui reste à accomplir, a-t-il soutenu.

"Nos anciens premiers ministres (Brian) Mulroney et (Joe) Clark étaient parmi les Canadiens qui se sont fermement opposés au régime de l'apartheid, faisant pression auprès des dirigeants du monde et des organismes multilatéraux", a déclaré celui qui n'avait pas 20 ans lors de l'abolition de ce régime basé sur des critères raciaux en Afrique du Sud le 30 juin 1991. "Je me souviens également de l'impact profond que (Nelson Mandela) a eu sur mon père, qui admirait son caractère et son combat pour la justice."

"Tandis que nous rendons hommage au legs de Nelson Mandela, le Canada réaffirme son engagement à faire avancer le travail qu'il a entamé", a-t-il promis. "Le Canada continuera de dénoncer le traitement injuste de minorités raciales et ethniques, des femmes et des filles, des peuples autochtones."

La négociation de l'ALÉNA

Justin Trudeau a également tenu plusieurs réunions bilatérales avec des dirigeants en marge du sommet, dont une avec le premier ministre du Népal, qui a remercié le Canada pour son aide humanitaire après le tremblement de terre dévastateur de 2015.

Un point important de la liste de tâches de M. Trudeau lors du sommet de cette semaine _ le "Super Bowl de la diplomatie", comme l'a désigné le secrétaire d'État américain Mike Pompeo _ est de reprendre sa campagne pour obtenir un siège temporaire de deux ans au Conseil de sécurité de l'ONU, entreprise qui avait été mise sur la glace en raison des efforts d'Ottawa pour sauver l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

L'ALÉNA ne sera sûrement pas loin de l'esprit du gouvernement Trudeau cette semaine non plus, puisque des rumeurs circulent au sujet d'une réunion en marge du sommet entre la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland et le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer.

Le Canada est engagé dans ce que la ministre Freeland a décrit comme une "négociation continue" pour se joindre à une entente de principe conclue entre les États-Unis et le Mexique avant l'imminente échéance du 1er octobre.

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