DIVERTISSEMENT
21/09/2018 06:27 EDT | Actualisé 21/09/2018 09:31 EDT

Paul McCartney fait le party avec ses fans au Centre Bell

Le Beatle de 76 ans n'a pas semblé essoufflé une seule fois pendant un marathon de musique de trois heures.

Paul McCartney lors de son passage au Centre Vidéotron de Québec, le 17 septembre dernier.
PC/Jacques Boissinot
Paul McCartney lors de son passage au Centre Vidéotron de Québec, le 17 septembre dernier.

Dans un tour de force qui nous a fait voyager des années 1960 à aujourd'hui, la légende Paul McCartney a ravi ses fans une fois de plus au Centre Bell, jeudi soir.

McCartney, 76 ans, ne semble pas avoir ralenti le rythme depuis la dernière fois où l'auteur de ces lignes a pu le voir en concert, soit sur les Plaines d'Abraham en 2008. Tout porte à croire que McCartney a découvert la fontaine de Jouvence lors d'une de ses tournées et s'y abreuve depuis sans arrêt.

L'artiste a tout de suite souhaité un énergique «Bonsoir Montréal!» à son arrivée sur scène, sous les cris des spectateurs qui n'étaient qu'heureux de pouvoir profiter d'un rare moment avec l'homme dont la voix les a accompagnés tout au long de leur vie. «Ça va être le party ce soir! On va jouer des nouvelles chansons et des vieilles chansons», a-t-il promis.

Quand un grand-père de 76 ans annonce un party, on ne s'attend pas à grand-chose. Ce n'est pas le cas pour McCartney qui tient parole.

Accompagné de son band qui le suit depuis une quinzaine d'années, McCartney a enchaîné A hard day's night, Hi, hi, hi, Can't buy me love et Letting Go, pour laquelle la section de cuivre Hot City Horns s'était déplacée dans la foule. Le party était pogné, comme on dit.

PC/Jacques Boissinot
Paul McCartney a commencé la tournée «Freshen up» à Québec, lundi.

La soirée s'est poursuivie avec plusieurs moments d'émotion. Let me roll it fait toujours autant vibrer. Un court hommage à Jimi Hendrix. «Je l'ai rencontré à Londres. C'était un bel homme (beautiful man)», dira McCartney.

Puis, il entame My valentine, qu'il a écrite pour sa femme Nancy, qui est dans l'amphithéâtre, nous confie-t-il. En arrière-plan à l'écran, surprise, on voit Johnny Depp et Nathalie Portman jouer et chanter.

Une soirée avec McCartney ne peut se passer des chansons des Beatles et des Wings qui l'ont propulsé au sommet des palmarès pendant deux décennies. La plus spectaculaire aura été Live and let die, accompagnée d'un dispositif de pyrotechnie rappelant le héros pour lequel elle a été créée, James Bond.

Mais même si la majorité de son répertoire fétiche date de plus de 40 ans (Hey Jude a 50 ans), Paul McCartney, lui, vit bel et bien en 2018. Il prend soin de rappeler que Blackbird avait été écrite pour appuyer les droits civiques des Noirs aux États-Unis, dossier qui est toujours d'actualité aujourd'hui. Ce n'est donc pas un hasard de lui accorder une place forte dans le spectacle, où la plateforme où joue le Beatle s'élève dans les hauteurs.

Puis une chanson issue de son nouvel album Egypt Station qui se faufile dans le spectacle, Who cares, que McCartney a écrite pour décrier le problème de cyberintimidation qui sévit chez les jeunes sur la toile.

PC/Jacques Boissinot
Paul McCartney avec le guitariste Rusty Anderson, à Québec, lundi.

La voix, comme on peut s'y attendre, n'a plus tout son charme. Mais c'est loin d'être une catastrophe, comme ça arrive parfois chez certains artistes qui oublient de prendre leur retraite. De plus, McCartney, en tant que maître d'orchestre doué, sait qu'il doit laisser sa voix être appuyée par celles de ses musiciens. La sagesse!

Contrairement à d'autres vedettes d'un temps passé, Paul McCartney réussit à faire vivre ses pièces d'une autre époque, en plus d'explorer de nouvelles pistes en attirant de jeunes collaborateurs pour actualiser sa pensée et ses mélodies.

La fontaine de Jouvence, je vous dis.