POLITIQUE
20/09/2018 16:29 EDT | Actualisé 20/09/2018 16:29 EDT

La banlieue heureuse de la collaboration avec Montréal pour l’élaboration des prochains budgets

En janvier, les villes liées étaient en colère en voyant l’augmentation de taxes imposée par Montréal.

Olivier Robichaud
Beny Masella (droite).

La confrontation anticipée entre la Ville de Montréal et les banlieues liées n'aura finalement pas lieu. Les partis sont en voie de s'entendre sur un processus de collaboration pour l'élaboration des prochains budgets de l'agglomération de Montréal.

Les 15 municipalités défusionnées de l'île de Montréal étaient furieuses cet hiver, lorsqu'elles ont réalisé que l'administration Plante-Dorais leur imposait une augmentation de 5,3% des quotes-parts versées à l'agglomération. Certaines d'entre elles ont dû briser des promesses de gel de taxes foncières afin de financer l'augmentation.

L'Association des municipalités de banlieue (AMB), qui chapeaute les 15 villes liées de Montréal, avait décrié l'absence de consultation dans l'élaboration du budget 2018 de l'agglomération. Jeudi, elle a changé son fusil d'épaule.

«Nous sommes satisfaits de l'ouverture manifestée ces dernières semaines par l'administration Plante-Dorais. [...] Nous n'avons jamais vu une telle avancée au niveau de l'interaction entre Montréal et les villes liées», affirme le maire de Montréal-Ouest et président de l'AMB, Beny Masella.

Selon M. Masella, l'administration de Valérie Plante a accepté de travailler conjointement sur quatre chantiers, dont le plus important est la participation des villes liées à l'élaboration du budget d'agglomération.

Pour l'instant, aucun processus n'a encore été mis en place, mais l'AMB se dit confiante de pouvoir arriver à une entente acceptable pour le budget 2020. Pour 2019, les maires de banlieue disent qu'ils seront satisfaits d'un budget dont les augmentations sont en deçà du taux d'inflation.

Valérie Plante n'était pas présente à la conférence de presse de l'AMB. Par le passé, elle a dit plancher sur un budget qui suit l'Indice des prix à la consommation (IPC), sans toutefois s'engager formellement à respecter cette limite.

Mme Plante et le président du comité exécutif, Benoit Dorais, ont fait face à un barrage de critiques après la présentation du budget 2018. En plus des augmentations imposées aux banlieues, les Montréalais ont dû essuyer une augmentation de 3% de leur compte de taxes résidentiel.