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20/09/2018 08:02 EDT | Actualisé 20/09/2018 08:11 EDT

Alexandre Champagne livre un bouleversant témoignage sur le passé de sa famille

«Parce qu'ils ont serré leur ceinture jusqu'à presque s'étouffer, j'ai pu avoir la chance d'avoir une vie très facile...»

Marï Photographe via Facebook/Alexandre Champagne

Alexandre Champagne a partagé une histoire de famille pour le moins bouleversante, ce mercredi 19 septembre, par l'entremise de sa page Facebook.

Le photographe a partagé une photo de sa personne, prise en face du magasin Renaud-Bray de la rue Saint-Denis, à Montréal, pour célébrer la sortie de son nouveau livre, L'art de réussir toutes ses photos avec son téléphone cellulaire.

Mais le choix de l'emplacement de ce cliché n'est pas un hasard. Le principal intéressé a expliqué que chaque fois qu'il sortait un nouveau livre, il allait en acheter une copie à cette succursale.

«Durant les quatre dernières années de sa vie, mon grand-père se postait ici-même, dans sa chaise roulante, pour quêter de l'argent. Personne le savait, a-t-il confié. Raymond avait 13 frères et soeurs, issus d'une mère autochtone et d'un père alcoolique violent qui la battait sans relâche. Ils étaient si pauvre que les garçons volaient pour manger. Il a été littéralement abandonné par ceux-ci et a mené une dure vie.

Il a remédié lui-même à ses problèmes de consommation une fois qu'il a eu des enfants, ma mère et mon oncle, avec ma grand-mère, Gilberte.»

Alexandre Champagne poursuit en expliquant que, de son côté, sa grand-mère a eu deux soeurs diagnostiquées schizophrènes, «l'une ayant tenté de tuer sa propre fille, née d'un viol par le médecin du village, avant de se suicider, l'autre étant décédée du cancer, seule dans un hôpital psychiatrique».

«Gilberte et Raymond ont été chanceux que la vie leur donne la force de traverser autant d'épreuves et ils ont été courageux de tenir bon jusqu'à leur décès», poursuit-il.

«Parce qu'ils ont serré leur ceinture jusqu'à presque s'étouffer, j'ai pu avoir la chance d'avoir une vie très facile et de devenir millionnaire à 30 ans, grâce, entre autre, au fait que j'ai vendu plusieurs livres ici, deux générations plus tard, à la librairie où mon grand-père demandait dans un secret total de l'argent à des étrangers, pour ne pas avoir à être un fardeau pour sa famille, à 73 ans.»

Cette fortune est une chance inouïe et inespérée, que je partage aujourd'hui au mieux de mes capacités non pas par charité, mais par solidarité.Alexandre Champagne

Alexandre Champagne a ensuite annoncé que, «pour toutes ces raisons», il remettrait la totalité de ses droits d'auteurs sur les 5000 premières copies vendues de son nouveau livre à la Fondation Jean Lapointe.

«J'ai le pouvoir, grâce à ma santé, ma jeunesse, mon énergie et mes moyens, de partager mes privilèges. Désolé si ça vous énerve, mais ce n'est pas la dernière fois», conclut-il.

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