POLITIQUE
17/09/2018 06:25 EDT | Actualisé 17/09/2018 13:32 EDT

Les cinq députés qui avaient claqué la porte du Bloc québécois sont de retour

Le parti peut donc compter sur dix députés pour la rentrée parlementaire.

Rhéal Fortin
PC
Rhéal Fortin

Les cinq élus qui avaient claqué la porte du Bloc québécois en février ont décidé de rentrer au bercail à un an des prochaines élections fédérales. Le parti peut donc compter sur dix députés pour la rentrée parlementaire.

Le chef intérimaire Mario Beaulieu en a fait l'annonce à Ottawa lundi en compagnie de Louis Plamondon l'un des fondateurs du parti. Presque tous les députés étaient présents à l'exception du député Michel Boudrias et de Rhéal Fortin qui est demeuré au chevet de sa conjointe gravement malade. Le nouveau président de l'exécutif du parti, Yves Perron, était également présent.

"Est-ce qu'on est mieux de servir le Québec uni ou d'être divisés, a demandé M. Beaulieu en point de presse. Poser la question, c'est y répondre."

Neuf des dix députés se sont rencontrés à Ottawa en fin d'après-midi dimanche, la veille de la reprise des travaux parlementaires, pour régler les détails de leur réconciliation. M. Fortin, qui était le porte-parole des cinq dissidents depuis leur départ, était tenu au courant par message texte.

"La situation est complètement différente, a soutenu Louis Plamondon. Il y a un désir de collaborer ensemble qu'on ne sentait pas du tout il y a quelques mois."

Le chef intérimaire Mario Beaulieu a passé le dernier mois à travailler en coulisses pour rallier les cinq députés qui s'étaient regroupés sous le nom de Québec debout.

Le Bloc québécois a décidé en août de se lancer dans un projet de refondation dans l'espoir de ramener les cinq députés restants. Il a également formé un exécutif composé de représentants des deux clans: ceux qui appuyaient le leadership de Martine Ouellet et ceux qui s'y opposaient. Mario Beaulieu avait alors cédé son siège de président du parti à Yves Perron, un militant qui s'opposait à Mme Ouellet.

C'était la volonté qu'on sentait non seulement chez nos membres, mais dans la population en général.Louis Plamondon

Ces changements ont penché dans la balance, mais il y a eu aussi la pression populaire.

"J'ai fait une centaine d'activités dans mon comté cet été et il n'y a pas un endroit où on ne m'a pas dit 'il ne devrait pas y avoir deux partis', 'qu'est-ce que vous allez faire au Bloc', allez-vous vous réunir au Bloc et c'était la volonté qu'on sentait non seulement chez nos membres, mais dans la population en général", a expliqué Louis Plamondon.

Le Bloc québécois avait été plongé dans la tourmente en février lorsque sept de ses dix députés avaient brusquement quitté la formation politique. Ils dénonçaient alors l'intransigeance de la chef du parti Martine Ouellet.

Celle-ci a quitté ses fonctions en juin après avoir récolté 32 pour cent d'appui des membres lors d'un vote. Deux députés dissidents, Michel Boudrias et Simon Marcil, avaient ensuite réintégré les rangs bloquistes.