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16/09/2018 16:16 EDT | Actualisé 16/09/2018 16:21 EDT

La chroniqueuse de «Salut Bonjour» Sabrina Cournoyer dénonce une situation inacceptable

«Ce n’est pas normal que je sente ta main sur moi avant même d'avoir vu ton visage...»

Facebook/Sabrina Cournoyer

Sabrina Cournoyer a partagé un long message par l'entremise de sa page Facebook, décrivant un incident survenu vendredi dernier, alors qu'elle assistait à un bal ayant pour but d'encourager l'ouverture et le dialogue autour de la santé mentale.

La chroniqueuse de Salut Bonjour explique qu'elle vivait une soirée des plus agréables, jusqu'à ce qu'un inconnu «lui pogne le cul».

«Ça l'air cru, dit de même, mais c'était cru aussi quand c'est arrivé. Net, frette, sec.»

Sabrina Cournoyer a ensuite interpellé l'homme en question, qui l'a ignorée, agissant comme si la jeune femme n'avait aucune raison valable de l'aborder. Elle a toutefois renoncé à tenter de le faire réagir.

«Parce que je ne pouvais pas endurer une seconde de plus que ce soit moi qui soit en train de passer pour une folle quand tout ce que j'ai fait, c'est d'essayer de faire comprendre à quelqu'un que ce qu'il venait de faire, c'était complètement wrong

Ce n'est pas normal que je sente ta main sur moi avant même d'avoir vu ton visage. Sabrina Cournoyer

«J'ai rejoint mes amis. Ils ont bien vu que quelque chose n'allait pas. Je n'avais pas envie d'être là. Je me sentais vide. Mal. Agressée. Parce que oui, c'est une agression.»

Cournoyer poursuit en expliquant qu'elle aurait voulu réagir plus bruyamment, tout en soulignant qu'une telle situation peut se produire absolument n'importe où.

«Le problème, c'est que cet homme-là, aujourd'hui, se sent bien, explique-t-elle. Il passe très probablement une belle journée. Moi, pendant que j'écris ce texte, je tremble et je pleure. Et j'ai une envie de vomir qui me reste dans la gorge.»

Ce n'est pas normal que tu ne te sois même pas au minimum excusé quand je me suis adressée à toi.Sabrina Cournoyer

«Oui, je portais de jolis vêtements et des talons hauts [...] du maquillage et du rouge à lèvres [...] Mais en aucun temps, ces raisons ne sont valables pour agripper le cul d'une fille.»

La chroniqueuse termine en confiant qu'elle a hésité à écrire ce message, mais qu'elle espérait que celui-ci puisse inciter au moins une personne ayant déjà posé ce genre de gestes à changer d'attitude, et celles à les avoir subis à les dénoncer.

«On ne se sent pas plus léger quand on se vide le coeur [...] Mais je me sens plus légère de simplement rêver qu'un jour, ces affaires-là n'arriveront plus», conclut-elle.

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