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16/09/2018 23:50 EDT | Actualisé 16/09/2018 23:51 EDT

Gala des prix Gémeaux 2018: les réactions des grands gagnants

Il y a eu des surprises, quelques larmes, de grands éclats de rire et beaucoup d’émotion.

Il y a eu des surprises, quelques larmes, de grands éclats de rire et beaucoup d'émotion. Les comédiens et comédiennes québécois ayant remporté les convoitées statuettes dorées nous en ont à nouveau fait voir de toutes les couleurs dimanche soir, lors de ce 33e gala des prix Gémeaux. Voici les réactions des grands gagnants de la soirée, recueillies à chaud, tout juste après leur discours de remerciement livré sur la scène du théâtre Maisonneuve.

Fabien Cloutier qui a remporté un prix Gémeaux pour Faits divers, a dédié sa statuette à sa famille. «La famille est toujours là, toujours présente. La famille élargie, la blonde, les enfants, le voisinage autour, ce sont des gens qui, au quotidien, t'aident à faire ton métier. Je le dédie aussi aux membres de l'équipe de Faits divers, car on se lève le matin, on arrive tôt, la première personne qu'on voit c'est le chauffeur qui vient nous chercher. Quand le chauffeur est l'fun, ça commence là, l'importance de l'équipe.»

Il a aussi tenu à remercier Marc Doré, un de ses professeurs. « Quand on ne vient pas du milieu des arts, des fois on se demande si on a notre place, mais ces profs-là arrivent et nous disent: "Regarde, ce que tu es, ton passé, d'où tu viens, joue avec et fonce. Un moment donné, c'est ce qui te rend unique, table là-dessus et vas jusqu'au bout. C'est cette confiance-là que ça m'a donnée."»

L'humoriste François Morency a remporté son tout premier prix Gémeaux. «Je suis super content de le remporter pour les animations des Oliviers qui ont été des affaires avec des contextes pas tout le temps le fun, a-t-il dit. Je suis content pour l'équipe, pour tout le monde. Un trophée, ça ne change rien, c'est un nanane pour ton égo. Un gala, c'est comme un réveillon de Noël, il n'y a pas de cadeaux pour tout le monde, c'est plus l'fun d'en avoir que de ne pas en avoir. C'est une tape dans le dos que je prends avec plaisir.»

Jean-Marie Lapointe a gagné un Gémeau pour sa participation au documentaire Face à la rue. « Je reçois beaucoup d'amour de la part des gens de la rue, car sans ces gens-là, je ne serais pas ici. Les gens se sont ouverts à moi, les gens ont ouvert leurs cœurs à toute l'équipe en étant extrêmement généreux. Sans leur vécu, sans leur souffrance, il n'y aurait personne pour écouter notre émission, on avait besoin d'eux. Ce premier Gémeaux représente 30 ans de métier et une première nomination. J'ai l'impression que toutes les périodes de doutes et les difficultés dans ma vie sont ce qui m'a peut-être permis d'animer Face à la rue avec beaucoup d'amour, d'humanité et de compassion.»

Le toujours comique Antoine Bertrand, qui a livré un discours de remerciement tout en rimes (il se décrit d'ailleurs comme « ayant la rime facile »), a confié que ce prix d'interprétation n'est pas uniquement le sien, mais aussi celui de toute l'équipe de Boomerang. «Cette reconnaissance, c'est difficile de la prendre juste de manière personnelle, car on est reconnu pour la qualité de notre distribution, c'est une famille. Je le prends avec mes collègues, mais surtout avec ma femme avec qui on se renvoie la balle depuis 4 ans, et puis, si elle ne crée pas ce show-là, je n'ai pas de trophée.»

« Ce prix, c'est les pairs qui te disent "tu fais partie de la gang", a expliqué Vincent-Guillaume Otis, l'interprète du désormais mythique Patrick dans District 31. Parce qu'au fond, nous les acteurs, nous sommes des êtres bien souvent inquiets, on se demande toujours si on a notre place. Le syndrome de l'imposteur, je l'ai pas mal. En même temps, je suis content pour moi, mais aussi pour la série, car je fais partie de cette bête à plusieurs têtes qui s'appelle District 31. J'ai l'impression que c'est un prix qui est remis à District 31. Je suis le noble serviteur de mots de Luc Dionne et de toute l'équipe qui travailler avec nous. » Il a aussi tenu à préciser aux journalistes qu'il s'en voulait de ne pas avoir eu le temps de remercier le public dans son mot de remerciement. « Car, quelque part, c'est beaucoup le public qui porte cette série-là. D'autant plus parce que la série est très en phase avec le tournage, donc on a un retour direct de ce qu'on est en train de faire. C'est galvanisant et ça te donne des ailes. »

La comédienne Sophie Cadieux a raflé le trophée du premier rôle féminin dans une comédie. « Ce qui est vraiment beau, c'est que c'est tout le monde qui remporte pour Lâcher prise, a-t-elle expliqué.Cela donne vraiment le sentiment de gang que nous on a sur le plateau. C'est drôle, car le personnage de Valérie va de mieux en mieux, c'est beau de la voir évoluer à travers ces années et que les gens voient ce changement. J'ai cette la latitude d'interpréter ce personnage qui bouge et se métamorphose à travers les années. C'est génial! Ça et tous ces gens qui m'arrêtent dans la rue pour me dire qu'on leur fait du bien.»

Céline Bonnier s'est dite «abasourdie et heureuse» de l'issus favorable de la soirée. «C'est un honneur et lorsque ça vient de pairs, c'est bon pour l'âme, même si je trouve toujours cela gênant. Dans L'heure bleue, il y a une réalisation qui fait qu'on reste proche de ces gens-là, de ces personnages, c'est presque documentaire, c'est la vie, on est dans leur intimité. La réverbération, la résonnance de la mort du petit, tout est très subtil dans ce personnage. Mais j'aime la subtilité. Je suis contente qu'on célèbre ça, car on ne se rend pas toujours compte de ce qu'on fait et de ce que ça donne. »

Louis Morissette tenait près de lui le trophée tant convoité de la dramatique de l'année pour Plan B. «Il y a des Gémeaux que tu aimes plus que d'autres. Celui-ci est particulier, car ce projet a tellement été complexe à vendre. On a écrit tellement de versions différentes, tous les diffuseurs ont tous fini par dire non, car c'était trop compliqué... Finalement, Série + a dit oui et aujourd'hui, on se retrouve avec le trophée de la meilleure série dramatique. C'est un prix particulier. Plan B représente beaucoup dans ma carrière de producteur et dans ma carrière d'interprète. Je m'y suis dédié mentalement et physiquement. On a fait beaucoup d'efforts, sur 7-8 ans, alors on ne l'a pas volé. »

Quant à l'animateur, Jean-Philippe Wauthier, il s'est dit très satisfait du déroulement et des réactions de la soirée. «Seul, c'est différent, vraiment. Mais, je sors de là en me disant que j'ai eu du fun et que finalement, je n'étais pas seul, on était en gang avec tous ces gens qu'on ne voyait pas, mais qui se démenaient en coulisses. Dans la salle, on avait de grands sourires et des applaudissements qui disaient qu'on a bien fait d'aborder ces sujets plus délicats. On n'avait pas le choix, on ne pouvait pas ne pas en parler, et je crois qu'on l'a fait de la bonne façon. Il fallait dire quelque chose cette année, on n'avait pas le choix. On a dit que c'est important la parité, on a parlé de ce qui s'est passé dans la dernière année et on a parlé de diversité. Peut-être que ça choque les gens, mais on est en 2018, je pense qu'on est rendu là. On est les Gémeaux, les Gémeaux c'est l'industrie et l'industrie doit se poser des questions. Si on peut faire rire en faisant avancer les choses, c'est réussi.»

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