POLITIQUE
14/09/2018 06:21 EDT | Actualisé 14/09/2018 12:36 EDT

Maxime Bernier fonde le «Parti populaire du Canada»

Et le logo va vous rappeler quelque chose...

Adrian Wyld/PC

Un parti de "populistes intelligents" qui n'a pas peur des "tabous" et rien à faire de la rectitude politique ou du clientélisme: voilà le véhicule que veut être le Parti populaire du Canada (PPC) dont Maxime Bernier a annoncé la création, vendredi.

Le député indépendant a jeté les bases du parti dont il sera le chef en expliquant avoir arrêté son choix sur ce nom, car il est "temps de remettre le pouvoir entre les mains des gens" et libérer "les citoyens ordinaires" de l'emprise des groupes de pression, cartels et lobbies.

En conférence de presse à Ottawa, il a dit vouloir accueillir sous sa tente une "coalition de gens qui sont désabusés", dont des libéraux déçus des déficits, et affirmé ne pas avoir l'intention de faire de la politique "en exploitant des extrêmes de la société".

"Ce que je fais, je fais de la politique, peut-être, de populisme intelligent, basée sur des réformes sérieuses, des réformes nécessaires, des politiques publiques sérieuses et bien songées. Donc je n'ai pas de problème à avoir l'étiquette de populiste intelligent", a-t-il lancé.

Parmi les réformes qu'il mettrait en oeuvre figure celle du système d'immigration. Sous un gouvernement Bernier, il y aurait davantage de nouveaux arrivants économiques, et les immigrants devraient "partager nos valeurs".

"Si un nouveau Canadien pense que les gais n'ont pas de droits au Canada, et qu'on devrait pendre les gais (...), je pense que cette diversité-là n'est pas voulue", a-t-il illustré. Le Beauceron n'a cependant pas précisé comment le filtrage s'effectuerait.

"Comment faire ça? C'est une bonne question!", a-t-il lancé.

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À l'époque où il faisait campagne pour se faire élire à la tête du Parti conservateur du Canada (PCC), Maxime Bernier avait raillé la proposition de l'une de ses rivales à la chefferie, Kellie Leitch, d'imposer aux candidats à l'immigration un test des valeurs canadiennes.

Le député Bernier a claqué avec fracas la porte du PCC le 23 août dernier. Dans les semaines ayant précédé cette défection, il avait posé des gestes et fait des déclarations publiques qui avaient provoqué l'ire de ses collègues, anciens comme nouveaux.

On lui a notamment reproché d'avoir posé un geste qui pourrait diviser le vote à droite et mener à la réélection des libéraux de Justin Trudeau en 2019.

L'heure n'était pas au dévoilement d'appuis, vendredi, mais le porte-parole du député de Beauce, Martin Masse, a cependant assuré qu'un candidat se présenterait sous la bannière du PPC à la première occasion, soit lorsqu'une élection complémentaire sera déclenchée.

Depuis qu'il a rompu les rangs conservateurs, il y a trois semaines, Maxime Bernier a amassé une cagnotte de 140 000 $. En même temps qu'il a révélé le nom de son nouveau parti, il a présenté son logo et ouvert son site web.

Le siège social du PPC aura pignon sur rue à Gatineau.

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