POLITIQUE
13/09/2018 19:02 EDT | Actualisé il y a 9 heures

Les chefs accueillis par des manifestants avant le débat

De multiples groupes communautaires appellent les partis à investir des sommes accrues et récurrentes pour leurs organisations.

La Presse canadienne/Ryan Remiorz

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées jeudi devant les studios de Radio-Canada, à Montréal, avant le débat des chefs.

De multiples groupes communautaires ont appelé les partis à investir des sommes accrues et récurrentes pour leurs organisations.

Ils ont aussi réclamé de meilleurs services publics pour une population qui s'appauvrit, avec le slogan "engagez-vous pour le communautaire, engagez-vous pour la justice sociale".

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"On est là parce que le financement est le nerf de la guerre. Trop d'organismes souffrent de sous-financement, et sont obligés de faire des miracles avec presque rien (...) pour une population qui est de plus en plus laissée pour compte en raison notamment des coupes (dans les services publics)", a fait valoir en entrevue Diane Charette, coordonnatrice de l'Association des personnes aphasiques de Granby (APAG).

Des écologistes souhaitaient de leur côté interpeller les chefs pour qu'ils signent une déclaration d'urgence climatique, avec comme porte-voix principal le président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), André Bélisle.

Un peu avant 19 h, le chef péquiste Jean-François Lisée est sorti de la tour de Radio-Canada pour venir serrer la main de M. Bélisle et signer la déclaration.

Manon Massé, de Québec solidaire, avait fait de même, et le chef du Parti vert, Alex Tyrrell, a aussi apposé sa signature.

M. Bélisle disait avoir peu d'espoir d'obtenir des signatures du chef libéral Philippe Couillard et du chef caquiste François Legault.

"L'été dernier, il y a eu une centaine de personnes juste dans la région de Montréal qui sont décédées à cause de la canicule. (...) On a connu la première canicule planétaire, et il y a eu des dizaines de milliers de morts à cause de cela. L'ONU rappelait que les gouvernements n'ont toujours pas respecté les engagements de réduction des gaz à effet de serre", a affirmé en entrevue le président de l'AQLPA.

La "Déclaration citoyenne universelle d'urgence climatique" affirme notamment que l'ONU "reconnaît que le changement climatique implique que tous les pays doivent de toute urgence se dégager des énergies fossiles, et qu'il est trop tard pour une transition graduelle".

Elle ajoute que cet "état d'urgence climatique doit être déclaré sans délai, ce qui signifie appliquer toutes les solutions connues afin de réduire de toute urgence nos émissions de gaz à effet de serre".

Aussi, des syndicats étaient bien présents au rassemblement avant le débat télévisé, notamment en réclamant des actions pour les travailleurs et les travailleuses de la santé allant "au-delà des promesses".

Il y avait les travailleurs en lock-out de l'Aluminerie de Bécancour, membres du Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, et les travailleurs de TVA, membres du Syndicat canadien de la fonction publique, aussi affilié à la FTQ, qui vivent une négociation difficile.

Les travailleurs de l'Aluminerie de Bécancour souhaitent une implication des leaders politiques pour dénouer l'impasse dans les négociations avec les multinationales de l'aluminium Alcoa et Rio Tinto, copropriétaires de l'aluminerie.

Les 1030 syndiqués d'ABI ont été mis en lock-out le 11 janvier dernier et la direction de l'aluminerie continue à exploiter l'usine, en bénéficiant d'un tarif avantageux d'Hydro-Québec.

"L'employeur peut se soustraire de payer le bloc d'énergie qui lui est réservé. C'est au-delà de 145 millions $ qu'Hydro-Québec a perdus en revenus. Si l'employeur avait le 145 millions $ à payer, je pense qu'il serait à la table de négociations pour négocier de bonne foi", a soutenu le président de la section locale 9700 des Métallos, Clément Masse.

Le boulevard René-Lévesque a été fermé à la circulation sur environ 700 mètres au centre-ville est.

Les manifestants ont quitté les lieux vers 19h, après environ deux heures de musique et de discours.

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