BIEN-ÊTRE
13/09/2018 12:29 EDT | Actualisé 13/09/2018 12:29 EDT

«Être gros n’est pas beau, c’est une excuse», le pull qui choque

Ça fesse!

LPA-Revolve

Alors que nous sommes à l'ère de la diversité corporelle, de l'acceptation de soi, de la promotion des saines habitudes de vie, la compagnie de vente en ligne de vêtements prêts-à-porter Revolve a cru bon de mettre en vente un sweatshirt s'attaquant aux personnes en surpoids. Ouin... Pas fort.

On pouvait lire sur le chandail créé par la marque LPA «Être gros n'est pas beau, c'est une excuse». Vous comprendrez que les internautes n'ont pas mis de temps à pointer du doigt le site, le forçant à retirer le controversé morceau très rapidement.

Mais l'image a continué de circuler abondamment sur les réseaux sociaux, en partie à cause de réactions de célébrités. Parmi les critiques, le mannequin taille plus Tess Holliday qui a tweeté : «LOLLLLL, Revolve, vous êtes n'importe quoi». Ou encore la célèbre fondatrice de #SelfLoveBringsBeauty, Felicity Hayward qui s'est aussi insurgée en écrivant : «Qu'est-ce que c'est cette putain de chose?»

Il y avait cependant une explication.

LPA a précisé que «le sweatshirt avait été mis en ligne avant l'heure pour une raison quelconque. [...] Mais qu'il est issu d'une collaboration avec cinq femmes [NDLR : célèbres, dont Lenna Dunham, Suki Waterhouse ou Cara Delevingne] affichant les pires trolls [NDLR : ou commentaires controversés qu'elles ont reçus]. Les recettes seront remises à des organismes de charité, donc fondamentalement, on a voulu faire exactement le contraire de qui s'est produit.» Le but était en fait de sensibiliser les gens à la cyberintimidation et de célébrer la diversité corporelle. Raté.

La citation du sweatshirt qui a fait le tour du Web venait d'une critique qu'on a déjà faite au mannequin taille plus Paloma Elsesser.

Oups.

Une collection de cinq sweatshirts devait sortir jeudi avec des citations comme : «Résultat horrible du féminisme moderne» ou «Trop bête pour être baisé», mais le lancement a été retardé, le temps de gérer la commotion sur les réseaux sociaux.

Gary Gershoff via Getty Images
Lena Dunham

Lena Dunham s'en est tout de même prise à Revolve sur Instagram, plaidant que le site a manqué de délicatesse en présentant le chandail porté par un mannequin blanc et mince. «Sans consulter ni moi ni aucune des femmes impliquées, Revolve a présenté les sweatshirts sur des femmes blanches et minces, sans jamais penser au fait que la différence et l'individualité sont ce qui nous punit sur Internet, ou au fait que le manque de diversité dans les médias est une grosse partie du problème», a-t-elle écrit.

La productrice et réalisatrice a donc fait freiner la commercialisation de son chandail, refusant d'être associée à la campagne désormais gâchée.

Le détaillant Revolve a finalement fait part de ses excuses par voie de communiqué, expliquant avoir mis en ligne les chandails trop tôt et sans contexte. Elle a également annoncé verser 20 000$ US à l'organisme Girls Write Now, qui encourage les jeunes femmes dans le besoin à trouver leur voix en racontant leur histoire par écrit.

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