POLITIQUE
12/09/2018 16:29 EDT | Actualisé 12/09/2018 16:29 EDT

Christian Dubé dément tout conflit d’intérêts avec sa conjointe

Il accuse des «gens mal intentionnés» de vouloir le «salir».

PC

QUÉBEC – L'ancien premier vice-président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Christian Dubé, qui a annoncé son retour en politique il y a quelques jours, se voit obligé de se défendre contre de potentiels conflits d'intérêts avec sa conjointe des 25 dernières années.

Dans une publication sur Facebook, le nouveau candidat caquiste dans La Prairie accuse des «gens mal intentionnés» de vouloir le «salir», en laissant croire qu'il aurait favorisé l'entreprise Lumenpulse où sa conjointe siège sur le conseil d'administration.

L'entreprise montréalaise a fourni des équipements qui illuminent la croix du Mont-Royal et le Centre Vidéotron, par exemple. Elle est passée aux mains d'un consortium formé d'une filiale de Power Corporation en 2017. La Caisse de dépôt détenait environ 2,5% des actions.

Lors de son entrée en poste à la Caisse, M. Dubé dit avoir «immédiatement» déclaré ses conflits d'intérêts potentiels par rapport aux fonctions de sa conjointe.

«Des processus très rigoureux d'approbation sont appliqués et je me suis toujours assuré de les respecter scrupuleusement, écrit-il. Jamais je n'ai pris une décision ou influencé qui que ce soit à prendre une décision qui aurait pu avantager une entreprise où ma femme est active.»

Il précise que l'investissement initial de la Caisse dans l'entreprise s'est fait avant son arrivée en 2014. «Et s'il y a eu d'autres transactions alors que j'occupais mes fonctions à la Caisse, elles ont été faites sans que j'intervienne d'aucune façon», ajoute-t-il.

M. Dubé dit avoir voulu intervenir sur la place publique avant que ses adversaires laissent planer un doute sur son intégrité, celle de la Caisse et celle de sa conjointe.

«Le débat politique peut être rude et les coups bas en font malheureusement partie. Mais il y a une ligne à ne pas franchir. Laissez nos familles tranquilles», dit-il en conclusion.