POLITIQUE
10/09/2018 18:39 EDT | Actualisé 10/09/2018 18:39 EDT

ALÉNA: la ministre Chrystia Freeland retourne à Washington mardi

Le déplacement de Mme Freeland devrait être de courte durée.

AP/Jose Luis Magana

OTTAWA — La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, retourne à Washington mardi afin de reprendre les négociations, à un niveau ministériel, visant à réformer l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

Mme Freeland et le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, avaient quitté la table de négociation vendredi sans annoncer d'entente, à l'issue de deux semaines de pourparlers qualifiés d'intenses mais de productifs du côté canadien.

La ministre Freeland a participé lundi à un sommet des femmes, à Toronto, tandis que M. Lighthizer était à Bruxelles pour rencontrer la Commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, afin de discuter de libre-échange, justement. Le déplacement à Washington de Mme Freeland devrait être de courte durée: elle doit participer mercredi à la retraite du caucus libéral, à Saskatoon, avant la rentrée parlementaire à Ottawa lundi prochain. On ignore si la ministre retournera à Washington plus tard cette semaine.

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Les deux ministres étaient absents de Washington lundi, mais les négociateurs des deux pays ont tout de même poursuivi leurs discussions. Ottawa et Washington espèrent parvenir à un accord qui pourrait être soumis au Congrès américain à la fin du mois de septembre. Le pouvoir législatif disposerait alors des deux mois réglementaires pour l'étudier et l'adopter avant le départ, le 1er décembre, du président mexicain sortant, Enrique Peña Nieto, qui a signé une entente bilatérale avec la Maison-Blanche le mois dernier.

Le Canada et les États-Unis ont jusqu'ici été incapables de résoudre les principaux points d'achoppement — l'accès américain au marché laitier canadien, une exemption culturelle pour le Canada et le mécanisme de règlement des différends (le chapitre 19 de l'ALÉNA actuel).

Le premier ministre Justin Trudeau a admis que le Canada pourrait être disposé à faire preuve de souplesse à l'égard des produits laitiers. Mais Larry Kudlow, directeur du Conseil économique national du président américain Donald Trump, a indiqué vendredi qu'Ottawa n'offrait pas assez.

M. Trump a accentué la pression, le mois dernier, en annonçant une entente bilatérale avec le Mexique — et un ultimatum pour le Canada: adhérer à cet accord, ou être frappé de tarifs douaniers dans le secteur automobile. Il a également prévenu que les États-Unis et le Mexique pourraient très bien aller de l'avant sans le Canada.