POLITIQUE
09/09/2018 08:56 EDT | Actualisé 09/09/2018 17:20 EDT

Le Parti québécois veut limiter les hausses du prix de l'essence

Pour y arriver, il créerait le Bureau de la protection des consommateurs du Québec (BPCQ).

PC/Graham Hughes

Le Parti québécois (PQ) fait miroiter des économies d'essence annuelles d'environ 1000 $ par ménage pour vendre sa promesse de créer un Bureau de la protection des consommateurs du Québec (BPCQ).

Le parti s'engage à prendre des mesures pour protéger les citoyens du "cartel du pétrole" avec la mise sur pied de cet organisme, qui serait doté d'un budget annuel de 10 millions $.

"Avec nous, ce sera fini, les hausses injustes du prix de l'essence à la pompe. Fini, les abus envers les consommateurs du Québec pour des produits et services essentiels!", claironne-t-on dans le communiqué de presse rattaché à cette annonce.

Le BPCQ aurait la responsabilité de lutter contre toutes les pratiques commerciales "dommageables et anticoncurrentielles", mais le tout premier mandat qui lui serait confié par un gouvernement Lisée serait d'enquêter sur le marché de l'essence.

Car "les variations du prix de l'essence sont inexplicables par le cours normal du marché", a martelé le chef du PQ en conférence de presse à Québec, dimanche matin.

La situation perdure car le Bureau de la concurrence du Canada, qui n'est "pas indépendant du ministère et du ministre", ne "fait pas son travail" ce qui fait en sorte que les Québécois sont au bout du compte "vraiment mal "amanchés"", a-t-il argué.

Le dirigeant péquiste a soutenu ne pas voir de contradiction entre cette volonté de rendre l'essence plus abordable et celle de mener la lutte contre les changements climatiques.

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"L'augmentation du prix de l'essence dont on parle, c'est une augmentation indue qui profite directement à de grandes multinationales pétrolières, alors je ne pense pas que c'est l'objectif du gouvernement de vouloir que les entreprises les plus polluantes au monde et les plus grosses au monde fassent encore plus de profits sur le dos des Québécois", a-t-il plaidé.

"Nous allons réitérer et ajouter des mesures pour sortir le Québec du pétrole, mais ce n'est certainement pas en laissant le cartel du pétrole abuser des Québécois qu'on va se rendre à cette destination-là ", a insisté le chef.

L'engagement de la création du BPCQ avait initialement été formulé en mai dernier lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale.

La promesse a été réitérée il y a environ une semaine lors de l'annonce du PQ sur les prix des billets d'avion d'Air Canada.

Le chef Lisée s'est défendu de commencer à manquer d'imagination en la ramenant de nouveau sur le tapis alors que le cap de la mi-campagne de 39 jours n'est même pas encore franchi.

"Non! Ce qu'on ajoute aujourd'hui, c'est le mandat qu'on donne au bureau d'enquêter d'abord sur l'essence, et on vous donne le chiffre d'investissement que l'on fera, et on a fait le calcul de combien ça peut économiser à un ménage moyen (...) Alors je trouve que ça vaut la peine de vous en parler", a-t-il plaidé.