POLITIQUE
09/09/2018 09:16 EDT | Actualisé 12/09/2018 15:11 EDT

Les libéraux proposent un crédit d'impôt de 2 400 $ pour les proches aidants

Il y a environ 1,5 million de proches aidants au Québec.

PC/Ryan Remiorz

TROIS-RIVIÈRES, Qc — Le Parti libéral du Québec (PLQ) a continué à courtiser les aînés dimanche en dévoilant une série de promesses visant à soutenir les proches aidants et à élargir les services de répit.

Trois-Rivières, le chef de la formation politique, Philippe Couillard, a annoncé un nouveau crédit d'impôt aux particuliers dont la valeur maximale serait de 2400 $ s'ils effectuent des travaux de rénovation - comme l'installation d'une rampe d'accès ou une deuxième salle de bain - afin d'accueillir un parent sous son toit.

Ainsi, l'État rembourserait 20 pour cent des dépenses admissibles de rénovation excédant 2000 $ et ne pouvant dépasser 12 000 $. Cette mesure est évaluée à environ 40 millions $.

"À ma connaissance, nous sommes le premier (parti) à parler de rénovation, a dit M. Couillard, en point de presse. On ne parle pas de modifier des mesures existantes. On veut ajouter un nouveau crédit d'impôt."

Il y a environ 1,5 million de proches aidants au Québec.

Le PLQ promet également de développer à travers la province des services de répit pour les aînés et autres adultes qui souffrent de graves maladies, ce qui serait accompagné d'une facture de 20 millions $. Si son parti est réélu le 1er octobre, M. Couillard s'est aussi engagé à présider un forum national visant à ébaucher une stratégie gouvernementale sur la proche aidance.

Ces promesses s'ajoutent à des engagements sur les soins à domicile, les CHSLD ainsi que l'encadrement des tarifs des stationnements d'établissements de santé.

Depuis le début de la campagne, tous les partis ont proposé diverses mesures destinées aux proches aidants.

Mercredi, la Coalition avenir Québec (CAQ) avait notamment promis 93 millions $, en plus de s'engager à mettre sur pied, si le parti est élu le 1er octobre, une première politique nationale des proches aidants.

La formation politique dirigée par François Legault, qui a recruté l'ex-ministre libérale Marguerite Blais, très impliquée dans les dossiers concernant les proches aidants _ promets également de bonifier le crédit d'impôt provincial pour aidant naturel, jusqu'à un montant maximal de 2500 $. C'est presque le double du maximum actuel.

Interrogé, M. Couillard a minimisé la présence de Mme Blais au sein de la CAQ.

"C'est important de parler des aînés, a dit le chef libéral. Que ce soit elle (Mme Blais) ou quelqu'un d'autre à la CAQ, cela ne change rien. Un parti politique qui ne s'intéresserait pas de façon importante à ce dossier ferait une erreur."

Un appui et des huées

Par ailleurs, de passage au Festival de Saint-Tite, où convergent annuellement des centaines de milliers de visiteurs, M. Couillard a réaffirmé son appui à tous les volets de l'événement, y compris le rodéo.

Interrogé avant son arrivée, le chef libéral a affirmé qu'il voulait attendre les conclusions du comité consultatif mis sur pied et qui se penche sur la sécurité des animaux et les rodéos.

"J'aime ça que les gens aient du plaisir ensemble au Québec, a-t-il dit. Je crois que c'est fait correctement (le traitement des animaux). Est-ce qu'on doit améliorer? Oui. Est-ce que l'on doit annuler? Empêcher? Non."

Selon un rapport publié plus tôt cette année avec le soutien du professeur de droit de l'Université de Montréal et avocat, Alain Roy, et des groupes de défense des animaux, les pratiques entourant les rodéos contreviendraient à Loi sur le bien-être et la sécurité de l'animal, adoptée à la fin de 2015.

Au Festival de Saint-Tite, le chef du PLQ a évoqué les quelque 45 millions $ générés en retombées économiques par l'événement, soit la plus importante somme après celle du Festival international de Jazz de Montréal.

Par ailleurs, M. Couillard a été hué par une partie de la foule qui se trouvait au défilé du festival au moment où il entrait dans le stade où se trouvent les estrades. Ce dernier a néanmoins salué la foule avant de quitter le secteur.