POLITIQUE
09/09/2018 15:08 EDT | Actualisé 09/09/2018 15:10 EDT

La CSN et la FTQ demandent une assurance médicaments universelle publique

Selon les regroupements de travailleurs, il s'agirait de «la pièce manquante» du système de santé.

Getty Images/iStockphoto

Deux grandes centrales syndicales réclament la création d'une assurance médicaments publique et universelle au Québec. Les présidents de la CSN et de la FTQ lancent la balle dans le camp des politiciens en campagne électorale.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ont fait cette annonce, dimanche matin à Montréal.

Les syndicats ont d'ailleurs lancé une plateforme en ligne où le public est invité à s'informer et à rejoindre leur mouvement.

Selon les regroupements de travailleurs, il s'agirait de «la pièce manquante» du système de santé.

D'après les syndicats, le Canada serait le seul pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à ne pas inclure de couverture universelle des médicaments d'ordonnance dans son système de santé publique.

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Par communiqué, le président de la FTQ, Daniel Boyer, dénonce l'inefficacité du «régime à deux têtes» au Québec entre ceux qui détiennent une assurance privée et les autres qui comptent sur le régime public.

Cela «cause des injustices graves à une grande partie de la population, de plus en plus de personnes ne prennent pas leurs médicaments pour des raisons financières», s'indigne-t-il.

De son côté, le président de la CSN, Jacques Létourneau, s'en prend au coût «extrêmement élevé» des médicaments au Québec qui serait parmi les plus élevés de l'OCDE.

«Le régime mixte ne correspond plus à nos besoins collectifs, notamment en raison des problèmes d'accessibilité, d'équité et de contrôle de coûts», plaide-t-il.

Les deux syndicats soutiennent qu'un régime public à 100 pour cent permettrait de «garantir un accès équitable aux médicaments d'ordonnance».

Ils affirment que les dépenses pourraient même être réduites, ce qui en ferait donc une bonne décision économique et politique.