POLITIQUE
08/09/2018 15:56 EDT | Actualisé 08/09/2018 18:30 EDT

Philippe Couillard défend Guy Ouellette, toujours sous la loupe de l'UPAC

M. Ouellette a été arrêté en octobre dernier par l'UPAC, mais aucune accusation n'a été déposée à ce jour contre lui.

Guy Ouellette.
PC/Mario Beauregard
Guy Ouellette.

LAVAL, Qc — Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard, s'est porté à la défense de son candidat dans la circonscription lavalloise de Chomedey Guy Ouellette, alors que ce dernier continue d'être sous la loupe de l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

Avec d'autres candidats du parti, l'ex-policier se trouvait à l'extérieur de l'hôpital de la Cité-de-la-Santé, à Laval, samedi, afin de participer à l'annonce du leader libéral entourant l'encadrement de la tarification dans les stationnements d'établissements de santé.

Interrogé sur la présence de M. Ouellette, M. Couillard a rappelé que son candidat _ qui reviendra en cour le 3 octobre, deux jours après le scrutin _ ne faisait face à aucune accusation, ajoutant que la "population et ses collègues lui font confiance".

"Ce n'est même pas sûr qu'il y a en aura (des accusations), est-ce qu'on va suspendre la vie de quelqu'un pendant des années à cause de cela?", s'est demandé le chef du PLQ.

M. Ouellette a été arrêté en octobre dernier par l'UPAC, mais aucune accusation n'a été déposée à ce jour contre lui. L'UPAC avait fait savoir que son enquête visait "de possibles infractions d'abus de confiance et d'entrave à la justice". L'UPAC le soupçonne d'avoir trempé dans un complot concernant le vol de documents et leur divulgation dans les médias relativement à l'enquête Mâchurer, sur le financement du PLQ, à l'époque où Jean Charest en était le chef.

Depuis le début de la campagne, le Parti québécois (PQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) ont décidé de couper les liens avec certains candidats ayant été plongés dans l'embarras. Chez les péquistes, Guy Leclair, qui a été formellement accusé de conduite avec les facultés affaiblies, vient de retirer sa candidature.

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M. Couillard n'a pas voulu faire de parallèle entre le cas de M. Ouellette et des candidats des autres formations politiques.

"Ce que l'on sait, c'est que M. Ouellette n'est reconnu coupable de rien", a dit le chef libéral.

En marge de la conférence de presse, M. Ouellette a dit ne pas avoir de nouveaux détails par rapport à l'enquête. Cette situation ne lui complique aucunement la tâche pour faire campagne auprès de ses électeurs, a-t-il dit.

"J'ai déposé une requête cassation de mandat de perquisition le 28 juin, a-t-il expliqué. Cela revient à la cour le 3 octobre."

M. Ouellette veut contester les mandats de perquisition de l'UPAC ayant permis au corps policier de saisir son ordinateur et son téléphone cellulaire en octobre dernier.

L'ancien policier n'a pas voulu dire s'il estimait que la situation dans laquelle il se trouve actuellement lui porte préjudice alors que la campagne électorale bat son plein.