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06/09/2018 17:21 EDT | Actualisé 06/09/2018 22:27 EDT

Une fusillade fait trois blessés à St.Catharines, en Ontario

Les policiers recherchent deux hommes âgés de 19 et 23 ans, qui portaient des chandails à capuchon et des jeans.

THE CANADIAN PRESS

Trois personnes ont été transportées à l'hôpital, jeudi, à la suite d'une fusillade à St. Catharines, en Ontario, et la vie de deux des victimes serait en danger.

En fin de soirée, les policiers étaient toujours à la recherche de deux suspects armés. Selon la Police régionale de Niagara, les recherches méthodiques se déroulent progressivement dans un secteur du centre-ville de St. Catharines, mais il ne s'agit plus d'une "situation de tireur actif".

Selon l'agent Phil Gavin, les policiers recherchent deux hommes âgés de 19 et 23 ans, qui portaient des chandails à capuchon et des jeans.

"Toutes les ressources de la Police régionale de Niagara est déployée sur le terrain en ce moment. On fait tout ce qu'on peut pour résoudre cette affaire en toute sécurité", a déclaré M. Gavin en conférence de presse.

Il a ajouté que les enquêteurs croient que les victimes de la fusillade étaient ciblées personnellement.

L'identité des personnes blessées n'a pas été révélée. L'une a été transporté par voie aérienne dans un centre de traumatologie, une autre a été transportée à l'hôpital dans un état critique et une troisième aurait subi des blessures qui ne mettraient pas sa vie en danger.

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La police a conseillé aux résidants de rester à l'extérieur du périmètre. Des employés d'entreprises du secteur ont déclaré qu'ils restaient à l'intérieur, les portes verrouillées, jusqu'à ce que de plus amples informations soient disponibles.

L'agent Gavin a précisé que la police avait été appelée à l'intersection de la rue Church et de la rue Niagara vers 15 h 45, jeudi, au coeur de cette ville située à l'ouest de Toronto. L'intersection de la rue Queenston et de la rue Geneva, tout près, était également touchée.

L'agent Gavin a précisé que de nombreux policiers, l'unité canine et les intervenants d'urgence sont intervenus sur les lieux.

Le conseiller municipal Mat Siscoe, qui représente le secteur où a eu lieu la fusillade, a mentionné que l'endroit avait souffert de difficultés économiques au cours des dernières années.

"Le principal hôpital se trouvait auparavant juste au bout de la rue et il jouait un important rôle économique. Sa fermeture, il y a environ quatre ans, a entraîné une importante décroissance", a-t-il expliqué.

M. Siscoe a cependant insisté sur le fait que de tels actes de violence demeurent très inhabituels autant pour le quartier que pour la municipalité.

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"On n'est pas habitué à la violence par arme à feu dans la ville. Pas de cet ampleur là", assure-t-il.

Dan Peterson, qui réside dans le quartier depuis plus d'un an, se trouvait parmi la douzaine de citoyens incapables de rentrer chez eux en raison du périmètre de sécurité.

"On attend simplement que la situation se règle", a-t-il commenté. S'il reconnaît qu'il y a de la criminalité dans le quartier, il s'étonne de la gravité de ce geste de violence.

"On voit de petites bagarres ici et là, mais c'est à peu près tout, précise M. Peterson. Des broutilles en comparaison avec cette fusillade."