POLITIQUE
06/09/2018 15:29 EDT | Actualisé 06/09/2018 15:42 EDT

Élections 2018: Jean-François Lisée assure ne pas avoir fait pression sur le candidat du PQ Guy Leclair

«Je pense que j'ai été là-dessus un homme de principe», s'est défendu le chef péquiste.

La Presse canadienne - Paul Chiasson

SAINT-CHARLES-SUR-RICHELIEU — Le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, a défendu jeudi sa gestion de l'affaire Guy Leclair, s'enorgueillissant d'avoir défendu jusqu'au bout le principe de présomption d'innocence.

«Je pense que j'ai été là-dessus un homme de principe. Les droits des citoyens ne changent pas parce qu'on est en campagne électorale», a-t-il plaidé en marge d'une annonce en matière d'agriculture.

«Moi, je pense que c'est un principe général de justice qui a guidé ma réaction», a-t-il ajouté, rappelant que le député sortant de la circonscription de Beauharnois avait clamé son innocence.

Ce dernier, contre qui des accusations de conduite avec les facultés affaiblies et de refus d'obtempérer à un ordre d'un agent de la paix avaient été déposées mercredi, a annoncé son retrait de l'équipe tard mercredi soir.

Il a ainsi posé un «geste politique de solidarité envers son équipe et sa cause», a commenté Jean-François Lisée en point de presse à Saint-Charles-sur-Richelieu.

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Le chef du PQ assure que ni lui ni son entourage n'ont exercé de pressions sur Guy Leclair pour l'inciter à jeter l'éponge.

«Je sais que beaucoup de monde lui ont parlé, mais moi, ma position était claire: je ne lui demand(ais) pas de se retirer. S'il (est arrivé) à cette conclusion, c'est son choix», a-t-il argué.

Il a indiqué n'avoir pas non plus tenté de retenir celui qui était député de la circonscription de Beauharnois depuis une dizaine d'années.

Et le chef s'est félicité de n'avoir pas cédé à l'«énorme» pression politique de «tout de suite discarter, enlever, tasser» certains candidats.

«J'ai résisté à la pression politique qui dit que les citoyens et les candidats sont jetables pendant une campagne électorale», ce qui sous-tend qu'ils ont «plus de droits à l'extérieur d'une campagne électorale», a-t-il argué.

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