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06/09/2018 18:21 EDT | Actualisé 06/09/2018 18:24 EDT

ALÉNA: la ministre Freeland ne perd pas son optimisme

La rencontre de Mme Freeland avec Robert Lighthizer a donné lieu à de nouvelles directives pour les équipes de négociation.

AFP/Getty Images

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a conclu deux heures de discussions avec le représentant américain au Commerce, jeudi après-midi, dans ce qui est devenu une course à obstacles vers un nouvel Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

La rencontre de Mme Freeland avec Robert Lighthizer a donné lieu à de nouvelles directives pour les équipes de négociation. La ministre a conservé le même ton optimiste depuis son arrivée à Washington, cette semaine, pour la relance des discussions avec l'administration de Donald Trump.

"Nous sommes convaincus, comme nous l'avons été dès le départ, qu'il est possible de conclure un accord qui soit bon pour le Canada, bon pour les États-Unis et bon pour le Mexique", a répété Mme Freeland en quittant le bureau de M. Lighthizer pour regagner l'ambassade du Canada. La ministre a ajouté que les responsables "avaient reçu certaines instructions lors de cette réunion, et qu'ils continueront à travailler alors que les négociations se poursuivent".

À un jet de pierre de la Maison-Blanche, Mme Freeland et M. Lighthizer ont passé en revue le travail de leurs négociateurs principaux, qui ont tenu une longue série d'entretiens à compter de mercredi soir, puis tôt jeudi matin. Les négociateurs canadiens ont ensuite passé la matinée à l'ambassade du Canada pour discuter des résultats de cette séance, juste avant la rencontre ministérielle.

Comme à son habitude, Mme Freeland a offert peu de détails sur l'état des négociations. Des sources ont toutefois indiqué que les désaccords subsistent sur les enjeux clés des produits laitiers, de l'exception culturelle et du mécanisme de règlement des différends _ le chapitre 19 de l'actuel ALÉNA.

Le Canada et les États-Unis doivent s'entendre pour que la Maison-Blanche puisse présenter un texte au Congrès américain avant le 1er octobre. La branche législative disposerait alors de la période réglementaire de 60 jours pour tenir des consultations et se prononcer sur l'entente commerciale internationale d'ici le 1er décembre _ date de l'entrée en fonction du nouveau président élu du Mexique.

Reuters

L'administration Trump a déjà conclu une entente avec le Mexique, et le président américain menace d'aller de l'avant avec cet accord qui exclurait le Canada. Mais il a également besoin d'une victoire sur le terrain du commerce avant les élections de mi-mandat, en novembre, qui sera cruciale s'il veut conserver le contrôle du Congrès.

Le président Trump et le premier ministre Justin Trudeau se sont décoché des flèches mercredi, chacun clamant qu'il était prêt à quitter l'ALÉNA s'il n'obtenait pas ce qu'il voulait à la table de négociation.