POLITIQUE
03/09/2018 11:28 EDT | Actualisé 03/09/2018 11:32 EDT

Jean-François Lisée estime que la proximité du PQ avec les travailleurs est plus visible maintenant que sous PKP

Le PQ promet maintenant d'augmenter le salaire minimum à 15 $ de l'heure.

PC/Jacques Boissinot
Le chef du PQ, Jean-François Lisée, en compagnie des candidats Mégane Perry-Melançon et Pascal Bérubé, à Matane lundi matin.

MATANE, Qc — Le Parti québécois (PQ) est proche des travailleurs, soutient le chef Jean-François Lisée, bien qu'il soit selon lui probablement plus facile de le voir maintenant que sous le leader précédent, Pierre Karl Péladeau.

M. Lisée répondait ainsi à une question lundi, en la fête du Travail, jour qu'il a choisi pour annoncer les changements que son parti apporterait afin de mieux protéger les travailleurs québécois.

M. Péladeau était aux rênes d'une entreprise qui a généré deux des plus longs conflits de travail de l'histoire du Québec, soit celui au Journal de Montréal et celui au Journal de Québec. Il a été chef du PQ de mai 2015 à mai 2016, lorsqu'il a quitté la politique pour des raisons familiales.

«[La préoccupation envers les conditions des travailleurs] a peut-être été plus difficile à lire, avec le dernier chef, mais [...] notre proximité envers ceux qui travaillent dur a toujours été là.»Jean-François Lisée

Se faisant demander si l'amère défaite électorale de 2014 a fait en sorte que le PQ retourne à ses racines, M. Lisée a répondu que cette préoccupation envers les conditions des travailleurs n'a jamais quitté le parti.

«Elle a peut-être été plus difficile à lire, avec le dernier chef, mais le parti lui-même, les militants eux-mêmes, notre proximité envers ceux qui travaillent dur a toujours été là et peut-être que cela paraît plus maintenant.»

Propositions pour les travailleurs

S'il obtient la faveur des électeurs le 1er octobre, le PQ promet d'augmenter le salaire minimum à 15 $ l'heure, de façon progressive, à l'intérieur d'un premier mandat.

Un fonds de soutien sera aussi créé, s'il s'avère nécessaire, a ajouté la formation politique lundi, pour certains types d'entreprises pour lesquelles l'augmentation pourrait faire le plus mal. L'aide pourrait prendre la forme de crédits d'impôt, bien que d'autres options ne sont pas exclues.

Le PQ avait déjà indiqué son soutien à une telle augmentation, qui gagne de plus en plus d'appuis. Le salaire minimum est à 12 $ l'heure depuis le 1er mai.

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En ce jour de la fête du Travail, le PQ fait aussi part de son intention de faciliter la mise en place d'une assurance collective pour les travailleurs autonomes. Le gouvernement péquiste «accompagnerait» les travailleurs qui se regroupent en association pour se négocier une assurance collective, à laquelle ils n'ont pas accès actuellement.

Le parti a détaillé ces promesses en matinée, à Matane, ville située dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent.

La circonscription de Matane-Matapédia est détenue par le député péquiste Pascal Bérubé depuis 2012, et depuis 2007 dans l'ancienne circonscription de Matane. Il a remporté les deux dernières élections avec de solides majorités.

Il affrontera en cette élection la candidate libérale Annie Fournier, qui est la directrice de la Société d'aide au développement des collectivités (SADC) de la région de Matane depuis 18 ans. Du côté de la CAQ, on présente Mathieu Quenum, un agronome de formation, qui travaille comme chercheur, surtout en agriculture et en environnement.

Le chef du PQ, Jean-François Lisée, se rendra ensuite lundi à Sainte-Anne-des-Monts et à Carleton-sur-Mer, en Gaspésie.