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03/09/2018 15:05 EDT | Actualisé 03/09/2018 15:06 EDT

Ottawa demande la libération des journalistes condamnés au Myanmar

L'envoyé spécial du gouvernement Bob Rae a dénoncé de son côté «une parodie de justice».

Chris Wattie / Reuters
La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.

Ottawa a réclamé lundi la libération immédiate des deux reporters de l'agence Reuters condamnés à sept ans de prison en Birmanie, estimant que ce verdict "mine les efforts" du peuple birman pour parvenir à la démocratie.

"Le Canada est profondément déçu par la décision des tribunaux du Myanmar", a déclaré la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland dans un communiqué, soulignant que "ce verdict porte un coup dur à l'état de droit (...) et mine les efforts du peuple du Myanmar qui lutte depuis des décennies pour la démocratie".

Les deux reporters ont été accusés "d'atteinte au secret d'État" pour avoir enquêté sur un massacre de musulmans rohingyas par l'armée birmane.

"Le verdict prononcé aujourd'hui n'est pas un juste reflet des faits entourant cette affaire. Il remet sérieusement en question la possibilité d'en arriver un jour à la liberté d'expression, à la démocratie, et à une application équitable et transparente du droit au Myanmar", a ajouté Mme Freeland.

L'envoyé spécial du gouvernement canadien Bob Rae a dénoncé de son côté "une parodie de justice".

Le Canada se joint à la communauté internationale pour demander que les deux journalistes Wa Lone et Kyaw Soe Oo, "soient libérés immédiatement afin qu'ils puissent retrouver leur famille et poursuivre leur travail essentiel", a ajouté Mme Freeland.