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03/09/2018 12:40 EDT | Actualisé 03/09/2018 12:40 EDT

Les Canadiens favorables à une interdiction des armes de poing

Un sondage Nanos révèle que les Québécois sont pour à 77%.

Getty Images/iStockphoto

Une majorité de Canadiens seraient favorables à une interdiction des armes de poing, à un moment où le gouvernement envisage une telle mesure à la suite de récents épisodes de violence par armes à feu, indique un sondage publié lundi.

Selon un sondage de l'institut Nanos pour le compte de la chaîne CTV, 48% des Canadiens appuieraient une telle interdiction et 19% supplémentaires se disent relativement favorables à une interdiction, dont seraient exemptés les policiers et les professionnels de la sécurité.

A l'inverse, 21% des personnes interrogées sont opposées à une interdiction et 10% déclarent ne pas y être favorables.

Toujours selon Nanos, le soutien pour une interdiction s'élève à 77% des personnes interrogées au Québec, mais il est moins ferme (55%) dans l'ouest du pays.

Les appels à un meilleur contrôle des armes à feu s'étaient multipliés après une fusillade, fin juillet, au cours de laquelle un homme de 29 ans avait tué une jeune femme et une fillette et blessé 13 personnes à Toronto, la plus grande ville du Canada.

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Toronto est particulièrement touchée par la violence par armes à feu. La métropole a connu plus de 270 fusillades qui ont fait une trentaine de morts depuis le début de cette année. Le week-end dernier a été meurtrier dans la région du Grand Toronto, avec 4 personnes tuées dans plusieurs incidents, selon le Toronto Star.

En août, un homme avait tué quatre personnes, dont deux policiers à Fredericton, dans l'est du pays, une fusillade qui avait aussi relancé le débat sur les armes.

La semaine dernière, le premier ministre Justin Trudeau a demandé à son gouvernement d'étudier "la possibilité d'interdire complètement les armes de poing et les armes d'assaut au Canada".

Il a confié cette tâche à son ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé, Bill Blair, nommé à ce nouveau poste lors d'un remaniement mi-juillet.

Le sondage Nanos a été réalisé auprès d'un échantillon d'un millier de personnes, du 25 au 27 août, avec une marge d'erreur de 3,1%.