POLITIQUE
31/08/2018 16:11 EDT | Actualisé 31/08/2018 17:08 EDT

Intimidation: Ian Lafrenière pourrait avoir une protection supplémentaire

Un graffiti le montrant avec une balle dans la tête s'est retrouvé sur des pastiches de pancartes électorales.

THE CANADIAN PRESS/Paul Chiasson

Une protection supplémentaire pourrait être accordée au candidat Ian Lafrenière, qui a fait l'objet d'une campagne d'affichage relevant de l'intimidation, a soutenu vendredi le chef caquiste François Legault.

Des affiches à l'allure de pancartes électorales montrant un graffiti de l'ancien porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) avec une balle dans la tête ont été accrochées il y a quelques jours au cégep de Saint-Jérôme.

"C'est malheureux. Évidemment, je pense qu'on va s'assurer qu'il (Ian Lafrenière) soit protégé, évidemment. Comme vous le savez, il a remis son arme (de service), donc il faut que ce soit les policiers qui le protègent", a déclaré François Legault.

Le leader de la Coalition avenir Québec (CAQ) a spécifié qu'il s'attendait "à ce que la Sûreté du Québec et les corps policiers" s'assurent de la sécurité du policier devenu politicien, "peut-être" en lui offrant une protection additionnelle.

"Il a déjà été menacé, Ian, et je sais que c'est une préoccupation qu'il avait, puis moi je lui ai dit qu'on va s'assurer qu'il soit protégé", a-t-il indiqué en mêlée de presse à Saguenay, vendredi après-midi.

Du côté de l'établissement collégial, on a expliqué que les affiches ont été "rapidement retirées" dès que leur présence a été signalée, vendredi dernier.

"On a ensuite informé les services de police. Mais depuis vendredi, aucune autre affiche n'a circulé au collège", a affirmé en entrevue Alain Aubuchon, directeur de la vie étudiante au cégep de Saint-Jérôme.

L'auteur du dessin qui avait été aperçu pour la première fois en mars 2013 n'a jamais été identifié. Une jeune femme qui l'avait publié a toutefois été reconnue coupable de harcèlement criminel en avril 2015.

Les affiches ont vraisemblablement été accrochées par "des groupuscules", des "gens qui veulent de la visibilité", et "la dernière chose que je veux, c'est leur donner ce qu'ils veulent", a réagi Ian Lafrenière en entrevue téléphonique.

Il "évalue" la possibilité de demander davantage de protection policière, mais ne s'étend pas "parce que c'est le genre de stratégie qu'il ne faut pas évoquer publiquement".

Mais pour le moment, le candidat Lafrenière soutient que "ça se déroule bien", qu'il "n'y a pas de menaces" et que "les gens veulent vraiment parler des vrais enjeux", a-t-il relaté.

"Je ne veux pas me laisser distraire par ça", a-t-il tranché.

La circonscription dans laquelle il brigue les suffrages, celle de Vachon, était détenue par la péquiste devenue indépendante Martine Ouellet avant la dissolution de l'Assemblée nationale.

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