POLITIQUE
28/08/2018 06:29 EDT | Actualisé 28/08/2018 14:44 EDT

Québec solidaire interdirait la vente de véhicules à essence dès 2030

Un objectif ambitieux?

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Au sixième jour de la campagne électorale, Québec solidaire a présenté son plan pour éliminer les véhicules à essence des routes de la province d'ici 2050.

En point de presse dans un bistro montréalais, mardi matin, la porte-parole de la formation de gauche, Manon Massé, a proposé un système temporaire de bonus-malus pour électrifier le parc automobile du Québec.

En vertu de l'échéancier du parti, les acheteurs de véhicules à essence seraient pénalisés dès un premier mandat solidaire et dans 12 ans, les concessionnaires auraient l'obligation de ne vendre que des véhicules hybrides ou électriques.

En 2040, seule l'acquisition de véhicules électriques serait autorisée et le bannissement des véhicules à essence suivrait dix ans plus tard.

Courtoisie Québec solidaire
Québec solidaire est le premier parti au Québec à parler d'une telle mesure contre les véhicules à essence.

Québec solidaire prévoit en contrepartie des incitatifs financiers, qui seraient bonifiés pour les familles et pour les personnes établies en région, de même que selon le revenu des automobilistes.

"Actuellement, le bonus que donne le gouvernement du Québec est pareil pour tout le monde - ben, pour tout le monde qui est capable de s'acheter un char à ce prix-là", a raillé Manon Massé, en entrevue avec La Presse canadienne.

Questionné sur la proposition solidaire, le premier ministre sortant, Philippe Couillard, a dénoncé son caractère "punitif".

C'est eux autres qui n'ont rien fait dans les 30 dernières années.Manon Massé en parlant des libéraux

"Moi, je ne suis pas en guerre contre les automobilistes. J'ai plutôt l'intention de les convaincre, et ça s'en vient bientôt, que l'acquisition d'un véhicule électrique est le meilleur choix", a exposé le chef libéral.

"C'est l'essence même de notre idéologie politique: laisser les gens faire leurs choix", a-t-il enchaîné.

Manon Massé rétorque que les libéraux accusent un grave retard, alors que plusieurs pays européens ont déjà adopté un virage semblable.

"C'est eux autres qui n'ont rien fait dans les 30 dernières années pis là tout d'un coup, parce qu'il y a un parti qui a le courage de prendre le virage nécessaire qu'exige la lutte aux changements climatiques, ben là ils nous disent qu'on n'est pas réalistes. Ben voyons donc! Allez donc dire à la Grande-Bretagne qu'ils ne sont pas réalistes!", s'est-elle exclamée.

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