POLITIQUE
24/08/2018 14:43 EDT | Actualisé 24/08/2018 19:49 EDT

Après le départ de Maxime Bernier, Andrew Scheer a un message pour les Québécois

Il n'a pas mentionné Bernier, mais...

Le chef du Parti conservateur Andrew Scheer a longuement parlé aux membres de son parti, vendredi soir, pour leur lancer un message de ralliement, au lendemain de la démission fracassante du député québécois Maxime Bernier.

À un peu plus d'un an des prochaines élections fédérales, le chef conservateur a livré l'un des discours les plus importants de sa carrière à Halifax, à l'occasion du congrès national du parti.

Pendant son discours de près d'une heure, M. Scheer n'a pas fait mention une seule fois de M. Bernier, mais ses premiers mots ont été révélateurs.

Il a rendu hommage à celui qui venait de le présenter, l'ancien ministre Peter MacKay, "qui a mis ses intérêts personnels de côté pour le bien de notre parti et qui a décidé de construire au lieu de détruire". M. MacKay dirigeait le Parti progressiste-conservateur lorsqu'il a fusionné avec l'Alliance canadienne, en 2003.

Avant d'exposer ses idées, M. Scheer a par la suite pris le temps de présenter d'où il venait - d'une famille modeste de l'Ontario qui devait prendre l'autobus pour se déplacer.

M. Scheer s'est d'ailleurs souvent adressé aux Québécois pendant son discours. (Voyez les extraits au haut de l'article et ci-dessous.)

"Le contexte politique au Québec sera très différent en 2019. Le Bloc et le NPD foncent dans un mur. Merci, Martine! ", a-t-il lancé, faisant référence à la récente crise au Bloc québécois qui a mené à la démission de la chef, Martine Ouellet.

"Il n'y a qu'une seule alternative sérieuse à Justin Trudeau, et c'est nous! En effet, il reste sur le champ-de-bataille deux adversaires historiques: les conservateurs et les libéraux. Deux partis, c'est assez; un bon et un mauvais."

À l'attaque contre Trudeau

Le chef conservateur est ensuite passé à l'offensive, pour critiquer l'approche de Justin Trudeau sur l'économie, l'immigration et l'environnement.

"Les libéraux aiment toujours essayer de se draper de bonnes intentions. Mais leurs politiques nuisent invariablement aux gens qu'ils disent vouloir aider. Ils essaient de convaincre les gens qu'ils sont motivés par la compassion ", a-t-il déclaré.

"Mais il n'y a rien de compatissant à taxer la prospérité ou à chasser les investissements, ou à fermer des usines et à mettre des travailleurs à pied."