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18/08/2018 16:56 EDT | Actualisé 18/08/2018 16:56 EDT

Les fruits et légumes seraient bons pour les finances publiques

Les enfants, mangez vos légumes!

Jean-Marc ZAORSKI via Getty Images

Si tous les Québécois consommaient les cinq à dix portions de fruits et légumes recommandées, ils retrancheraient 70 millions $ aux coûts de santé annuels dans la province — en plus de s'éviter une panoplie de maladies chroniques.

C'est du moins la conclusion d'une étude menée par l'Association québécoise de la distribution de fruits et légumes (AQDFL), qui représente cette industrie.

Sa présidente et directrice générale, Sophie Perreault, illustre que le montant épargné dans le réseau de la santé permettrait l'embauche de 1500 infirmières supplémentaires.

Les fruits et légumes, ce n'est pas une pilule, raille-t-elle. C'est agréable d'en manger, ça sent bon, c'est coloré, c'est un plaisir pour les papilles.Sophie Perreault, PDG de l'Association québécoise de la distribution de fruits et légumes

Elle concède néanmoins que les Québécois sont plus nombreux que le reste des Canadiens à respecter ces recommandations.

«Ce qui fait, semble-t-il, qu'on est les champions au pays, c'est le fait qu'on continue de manger en famille et qu'il y a beaucoup d'éducation qui se fait.»

La démarche de l'AQDFL s'inscrit justement dans ce souci de sensibiliser la population aux bienfaits d'une saine alimentation, notamment pour prévenir les maladies chroniques comme le diabète, l'obésité, le cancer, les AVC, les conditions cardiaques et les maladies respiratoires.

Ces maladies se déclareraient chez quelque 13 000 Québécois en moins chaque année, si ceux-ci complétaient leurs repas avec des quantités suffisantes de fruits et légumes.

Ce geste quotidien ne constitue pourtant pas une corvée, souligne Sophie Perreault.

«Les fruits et légumes, ce n'est pas une pilule, raille-t-elle. C'est agréable d'en manger, ça sent bon, c'est coloré, c'est un plaisir pour les papilles.»

Sans compter que manger sainement est abordable, poursuit-elle.

«Achetez ce qui est en promotion, en saison, à maturité, à pleine saveur, conseille Mme Perreault. Ça nous permet de faire des économies importantes et d'être toujours satisfaits de la qualité des produits.»

Elle met aussi en garde contre le gaspillage, qui ferait inutilement gonfler la facture d'épicerie: «Ce qui coûte cher, c'est ce qu'on ne mange pas et qu'on jette.»

L'AQDLF a dévoilé cette étude dans le cadre de la campagne «J'aime les fruits et légumes», lancée en marge de son congrès annuel qui prend place ce week-end, à Charlevoix.