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14/08/2018 19:20 EDT | Actualisé 14/08/2018 19:20 EDT

Le gouvernement Ford réduit le conseil municipal de Toronto

De 47 à 25 sièges.

PC/Chris Young

Le gouvernement de l'Ontario a adopté un projet de loi controversé visant à réduire la taille du conseil municipal de Toronto mardi, clôturant une session législative estivale rare et tumultueuse qui a permis aux nouveaux progressistes-conservateurs d'aller de l'avant sur plusieurs grandes promesses électorales.

Ce projet de loi, l'un des deux adoptés au cours de la session d'un mois, a été annoncé inopinément fin juillet, plaçant le gouvernement provincial en conflit avec la Ville et s'attirant des accusations d'interférence dans le processus électoral à l'approche d'élections municipales automnales.

Des tensions ont éclaté alors que le projet de loi était débattu à l'Assemblée législative dans les semaines précédant le vote final, toutes les parties ayant condamné un ton des discussions jugé particulièrement toxique.

Les progressistes-conservateurs au pouvoir — qui ont décroché la majorité lors des élections du printemps — ont néanmoins pu adopter le projet de loi et une loi omnibus prévoyant des mesures de retour au travail pour le personnel en grève de l'Université York et l'annulation d'un projet d'énergie verte.

Ils ont également présenté un projet de loi visant à supprimer le système de tarification du carbone de l'Ontario, ce qui était l'un des engagements pris par le premier ministre Doug Ford. Le projet de loi sera débattu plus en détail lors de la session d'automne, qui devrait débuter le 24 septembre.

Les conservateurs ont également annoncé leur intention de révoquer un programme d'éducation sexuelle modernisé, de mettre fin à un projet pilote de revenu de base, de réduire de moitié une augmentation prévue des prestations d'aide sociale, de réduire le prix minimum de la bière et de mettre en branle la commercialisation du cannabis dans le secteur privé.

Fiers des progrès

Alors que les partis d'opposition ont accusé le gouvernement de se presser de démanteler des programmes sans rien mettre à leur place, les conservateurs se sont dits fiers d'avoir fait de grands progrès en peu de temps.

«Nous avons accompli beaucoup de choses au cours de cette session d'été, et ce que nous voulions faire, c'est de commencer à concrétiser les promesses faites pendant la campagne, et je pense que nous avons fait du bon travail sur ce plan», a affirmé le leader conservateur en chambre, Todd Smith.

«Nous sommes impatients de revenir ici et de poursuivre le mandat que la population de l'Ontario nous a confié pendant les élections», a dit M. Smith, tout en omettant de dire quelles seraient les prochaines priorités du gouvernement.

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Les néo-démocrates ont déclaré que le gouvernement avait profité de l'été pour faire adopter des pièces législatives sans consultation publique, et a dit croire que les conservateurs continueraient d'agir comme un «rouleau compresseur».

«Cette session visait à faire reculer notre province et le faire de manière choquante», a soutenu la chef du NPD, Andrea Horwath. «C'est un gouvernement qui, en un mois, a déjà fait beaucoup de dégâts.»

Les libéraux et les verts ont déclaré que le gouvernement s'était efforcé de détruire des choses en place plutôt que de présenter leurs propres plans.

«Cette session a été consacrée au démantèlement. Ils ont démantelé l'éducation sexuelle et le système de plafonnement et d'échange, ils ont légiféré pour annuler des contrats... ils n'ont rien construit», a fait valoir le chef libéral intérimaire John Fraser.

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