POLITIQUE
08/08/2018 17:55 EDT | Actualisé 08/08/2018 18:00 EDT

Un débat sur les enjeux en santé donne un aperçu de la campagne électorale

Les questions avaient été proposées par des étudiants.

THE CANADIAN PRESS IMAGES/Mario Beauregard

Un débat réunissant le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, et les porte-parole en santé des autres formations politiques québécoises a donné un aperçu des sujets qui risquent d'être abordés en campagne électorale, notamment la rémunération des médecins spécialistes et le temps d'attente aux urgences.

Ont aussi participé à la joute, mercredi, Diane Lamarre du Parti québécois (PQ), François Paradis de la Coalition avenir Québec (CAQ) et Amir Khadir de Québec solidaire (QS).

Le débat a été organisé par la Fédération médicale étudiante du Québec. Les questions avaient été proposées par des étudiants. Plusieurs dizaines d'entre eux s'étaient déplacés à l'Université de Montréal pour l'événement et d'autres le suivaient sur la page Facebook de la Fédération.

Appelés à discuter de la rémunération des médecins spécialistes, «qui a contribué à la grogne de la population», a déclaré le modérateur du débat, le PQ, la CAQ et QS se sont engagés à revoir l'entente.

On a payé un milliard $ de trop, a soutenu le caquiste François Paradis. Il souhaite redistribuer l'argent ailleurs dans le système de santé.

Mme Lamarre a parlé d'un temps d'arrêt nécessaire, car cet argent est requis pour les soins à domicile, notamment, soutient-elle.

Quant au temps d'attente dans les urgences québécoises, la CAQ avait déjà promis de le limiter à 90 minutes.

M. Paradis a expliqué lors du débat que la première ligne doit être renforcée, pour diminuer les visites aux urgences.

De son côté, la députée péquiste Diane Lamarre a insisté là aussi sur la nécessité d'investir dans les soins à domicile, appelés à devenir de plus en plus importants avec le vieillissement de la population, ce qui délesterait les urgences.

Le ministre de la Santé a raillé la proposition de 90 minutes de la CAQ, la jugeant populiste. Il croit que les gens iront encore plus aux urgences avec une telle promesse.

Il n'y a pas de solution magique pour réduire les temps d'attente, a souligné M. Khadir. Il désigne comme coupables les années d'austérité imposées aux Québécois, lors desquelles les dépenses en santé n'ont pas augmenté de pair avec la population. En conséquence de cela, il manque de personnel dans les hôpitaux, a-t-il fait valoir.

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