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06/08/2018 10:55 EDT | Actualisé 06/08/2018 10:56 EDT

«The Bold Type»: une série dans l’air du temps tournée à Montréal

La série rafraîchissante débarque à VRAK cet automne.

The Bold Type

Alors que le tournage de la troisième saison de The Bold Type a repris à Montréal, les actrices de la série se sont confiées au HuffPost Québec. L'occasion de parler de féminisme, de «body-posi» et de leurs meilleures adresses dans la métropole.

Parfois présenté comme «le nouveau Sex and The City» ou «le Mad Men de la presse féminine», The Bold Type se déroule au cœur de New York, qui a vu défiler les robes de créateurs de Carrie Bradshaw et les costumes à trois-boutons de Don Draper. Mais c'est bien à Montréal que la distribution de la nouvelle série américaine à la mode a établi ses quartiers depuis maintenant deux ans.

Comme à la maison

Il n'est pas rare ainsi de croiser les héroïnes de The Bold Type sur le boulevard Saint-Laurent, quand elles ne sont pas retranchées dans l'immeuble de la Caisse de dépôt et placement du Québec qui sert de décor aux salles de rédaction de leur magazine. Après avoir déjà tourné plus d'une vingtaine d'épisodes (en comptant la troisième saison dont le tournage a repris début juillet), les actrices de la série, qu'on a eu la chance de croiser au Festival de Télévision de Monte-Carlo, se sentent un peu comme à la maison dans la métropole.

Melora Hardin vient même de s'acheter un condo dans le Vieux-Montréal. «On a nos habitudes et nos petites adresses», ajoute sa jeune collègue, Katie Stevens. «On va souvent manger chez Mandy's, au Majestique ou au Garde Manger. On adore la cuisine du Chef Hughes!» Dans The Bold Type, Stevens prête ses traits au personnage de Jane Sloan, une journaliste fraîchement promue au sein de la rédaction du magazine féminin Scarlet dirigée par Jacqueline Carlyle.

L'anti-Anna Wintour

Incarnée par Melora Hardin, la rédactrice en chef de cette revue fictive basée à New York est plutôt cool. Surtout si on la compare à la cruelle Miranda du Diable s'habille en Prada, pendant fictionnel de la célèbre directrice du Vogue US (et non moins despotique) Anna Wintour. «J'ai croisé plusieurs journalistes de mode qui m'ont dit qu'elles aimeraient avoir Jacqueline comme boss», glisse, avec un sourire, Melora Hardin.

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À l'origine de The Bold Type, on trouve une autre grande figure du milieu, Joanna Coles, qui a longtemps dirigé la rédaction de la revue Cosmopolitan et qui a été une source d'inspiration pour la créatrice de la série, Sarah Watson. Mais The Bold Type (rebaptisée De celles qui osent en version française) ne se contente pas de raconter les coulisses de la rédaction d'un magazine féminin.

Des sujets sensibles

En deux saisons, la série n'a pas hésité à s'aventurer sur le terrain de l'identité sexuelle, du harcèlement, de l'immigration et du problème des armes à feu aux États-Unis. Autant de questions qui font régulièrement l'actualité et qui provoquent des discussions animées notamment sur les réseaux sociaux. «Derrière son côté divertissant, The Bold Type est une fiction qui répond aux préoccupations actuelles», souligne Melora Hardin.

La création de Sarah Watson se permet, au passage, de redorer le blason des magazines féminins souvent accusés, à tort ou à raison, de complexer leurs lectrices sur leur physique. «Je pense que la série permet de tordre le cou à ce genre d'idées reçues», confie Meghann Fahy qui joue le rôle de Sutton Brady, la jeune assistante qui a toujours rêvé de faire carrière dans la mode. «Aujourd'hui, plus que jamais, la presse féminine tente de faire passer le message qu'il faut apprendre à s'aimer avant de chercher à plaire aux autres.»

Nues pour la bonne cause

Ce message, The Bold Type cherche également à le partager, à l'image de l'épisode de la deuxième saison consacré au mouvement «body positive». Dans cet épisode intitulé The Scarlet Letter, les filles du magazine posent dans le plus simple appareil pour une séance photo, sans retouche, ni maquillage. «Quand les scénaristes ont écrit cet épisode, ils sont venus nous demander s'il y avait une partie de notre corps qui nous complexait, et qu'on souhaitait montrer à l'écran pour servir d'exemple», raconte Katie Stevens.

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«Il y a beaucoup plus de diversité aujourd'hui dans la presse féminine», ajoute Melora Hardin, dont le personnage signe, dans le même épisode, un vibrant édito en faveur du «body posi». Citant le cas de la marque Dove, qui a lancé ces dernières années des campagnes publicitaires représentant les femmes dans toute leur diversité d'âge, de morphologie et de couleur de peau, l'actrice veut croire au changement. «Je pense que ces campagnes peuvent avoir une vraie influence sur le contenu des magazines», dit-elle.

De son côté, Aisha Dee s'est félicitée qu'une série féministe comme The Bold Type attire également une audience masculine. «Il y a beaucoup de pères qui regardent la série avec leur fille», constate l'actrice qui incarne Kat Edison, la responsable des réseaux sociaux de Scarlet. «C'est une bonne chose, parce que le féminisme n'est pas réservé aux femmes. Des hommes peuvent aussi épouser ce combat. La série montre des hommes qui soutiennent des femmes et qui n'ont pas peur de leur accorder du pouvoir.»

En attendant la troisième saison de The Bold Type prévue au printemps 2019 sur la chaîne ABC Spark, la première saison sera diffusée à VRAK, en version française, à partir du 12 novembre à 20h.