DIVERTISSEMENT
04/08/2018 05:23 EDT | Actualisé 05/08/2018 08:01 EDT

Osheaga 2018: Chromeo, Odesza, Yeah Yeah Yeahs, St. Vincent et Lykke Li ravissent les festivaliers

Voici nos coups de coeur de la première journée d'Osheaga.

MONTRÉAL - Le royaume d'Osheaga s'est installé sur l'île Notre-Dame jusqu'à dimanche. Même si Travis Scott a accusé une bonne heure de retard, le peuple a semblé somme toute ravi de la journée de vendredi.

Les fontaines d'eau, l'ombre, les hamacs et chaises longues étaient populaires pour les festivaliers voulant fuir l'humidité et le soleil. Cela n'a toutefois pas empêché les fans de se masser près des scènes pour les spectacles de vendredi.

Chromeo fait plaisir à ses fans

Le groupe Chromeo se produisait pour la troisième fois à Osheaga après des passages en 2007 et 2014 et il n'a pas déçu en jouant ses plus grands succès.

La joie de Pee Thugg (Patrick Gemayel) et de Dave 1 (David Macklovitch) était palpable, eux qui ont grandi à Montréal.

«Il y a du monde à messe», s'est exclamé Macklovitch après avoir donné vie à la foule avec l'interprétation de Come Alive de leur album White Women.

LIRE AUSSI:

Gemayel n'allait pas manquer la chance non plus de s'exprimer dans la langue de Molière en lançant «Montréal, est-ce que je peux vous entendre crier» avec sa voix modifiée électroniquement. Évidemment, les festivaliers ont répondu à la demande.

Le party a levé d'un cran lorsque le duo montréalais a interprété deux de ses classiques un à la suite de l'autre, Night By Night et Over Your Shoulder.

En grande finale, les agents de sécurité ont déployé les tuyaux d'arrosage sous les notes de Jealous (I Ain't With It). Le moment était parfaitement choisi pour rafraîchir la foule qui ne s'en est nullement plainte après près d'une heure à danser sur l'electro-funk du groupe qui a lancé l'album Head Over Heels au mois de juin.

ODESZA passe un bon moment à Osheaga

Si Osheaga avait su d'avance que Travis Scott allait avoir autant de retard, on peut gager que les organisateurs du festival auraient allongé la prestation du duo Odesza.

Harrison Mills («CatacombKid») et Clayton Knight («BeachesBeaches») avaient tout pour plaire aux festivaliers d'Osheaga: des rythmes electros pour faire danser, une «drum line», un saxophoniste, un tromboniste et des effets visuels à couper le souffle.

Les deux hommes originaires de Seattle ont joué plusieurs titres de leur plus récent album, A Moment Apart. Que ce soit, Late Night, La Ciudad ou Meridian, la musique était accompagnée de projections multimédias colorées sur les écrans géants. La qualité de l'image était telle que sur Across The Room, il y avait vraiment un effet de profondeur dans ce qui avait l'air de l'intérieur d'un temple ou d'une église.

ODESZA avait mentionné d'emblée que Montréal - et Osheaga - était l'un de ses endroits où il aimait le plus performer. Mills et Knight en ont rajouté vers la fin de leur performance en disant que c'était l'une des foules les plus dingues qu'ils ont vu en spectacle.

«C'est vrai», a mentionné tout juste après une New-Yorkaise qui était tout près de l'auteur de ces lignes. Cette dernière les avait vus en spectacle la semaine dernière dans la Grosse Pomme et a plus apprécié la prestation à Osheaga.

Les feux d'artifice balancés sur le morceau final du groupe ont probablement penché dans la balance aussi.

Des frissons pour Yeah Yeah Yeahs

Les femmes étaient en valeur lors de cette journée d'ouverture à Osheaga.

Karen O, chanteuse du groupe Yeah Yeah Yeahs, l'a d'ailleurs mentionné lors de la prestation de sa formation sur la scène de la Rivière.

Elle a pris le temps de dédicacer des chansons aux autres femmes qui se produisaient dans le festival, mais aussi à toutes les mamans qui étaient dans la foule.

Paméla Lajeunesse
Karen O de Yeah Yeah Yeahs est même descendue dans la foule à un moment pour faire chanter des fans.

Le public a adoré la performance du groupe rock new-yorkais et Karen O, de son vrai nom Karen Lee Orzolek, l'a bien senti.

«J'ai des frissons dans le cou, sur mes bras et sur mes jambes», a-t-elle affectueusement dit après une chanson.

Évidemment, Yeah Yeah Yeahs, qui ne s'était pas produit à Osheaga depuis 2009, ne pouvait pas partir de l'île Notre-Dame sans interpréter Heads Will Roll. C'est sous les confettis que la chanson s'est terminée, un beau moment en début de soirée.

L'univers unique de St. Vincent

L'auteure-compositrice-interprète Annie Clark, mieux connue sous le nom de St. Vincent, a montré qu'elle était une artiste qui faisait les choses différemment.

Tout d'abord par les costumes qu'elle et ses musiciens portaient. L'Américaine âgée de 35 ans portait un vêtement une pièce ajusté beige/brun/orange. Cela faisait contraste avec ses guitares orange, blanche, noire et même rose.

Paméla Lajeunesse
Annie Clark portait également de longues bottes oranges et des gants de la même couleur.

Mais c'est surtout les projections multimédias sur les écrans géants de la scène de la Rivière qui amenaient le spectateur dans un autre univers. À quelques reprises, Clark apparaissait elle-même dans les vidéos parfois glauques. Dans l'une des vidéos, on voyait le visage d'une femme qui était frappé à répétition par un gant de boxe.

Le public a particulièrement aimé la chanson Masseduction de l'album du même nom qui a été lancé en octobre dernier.

Lykke Li enchante son public

Sur la Scène de la Vallée, la chanteuse suédoise Lykke Li a envoûté près de 5000 personnes avec ses mélodies electro-pop.

La foule, conquise d'avance, a dansé pendant une heure, sourire en coin. Un petit bonheur de soirée.

Lykke Li, qui s'est déhanchée sans arrêt et qui bouge bien sur scène, a interprété des extraits de son dernier album, mais surtout ses grands succès (I Follow Rivers, No Rest for the Wicked, etc).

Avec la collaboration de Patrick White

Galerie photoOsheaga 2018: jour 1 Voyez les images