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03/08/2018 10:58 EDT | Actualisé 03/08/2018 10:58 EDT

La mère d'une fillette attaquée par un pitbull veut poursuivre la SPCA

Sylvette Robichaud souhaite aussi poursuivre sa propre mère, qui a autorisé la réintégration du chien dans la famille.

L'attaque de Jade Champagne par un pitbull a relancé le débat sur l'interdiction de ces chiens. (Photo d'archives).
Getty Images/iStockphoto
L'attaque de Jade Champagne par un pitbull a relancé le débat sur l'interdiction de ces chiens. (Photo d'archives).

Une fillette de neuf ans a subi d'importantes lacérations au visage et au bras après avoir été attaquée, le 8 juillet dernier, par le chien d'un de ses proches qui serait de type pitbull.

La petite Jade Champagne, établie à Montréal, était alors en visite chez ses grands-parents à Edmundston, au Nouveau-Brunswick, rapporte sa mère, qui est furieuse que le chien ait depuis été retourné à son neveu par la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA).

Selon Sylvette Robichaud, l'animal a attaqué un autre enfant de la famille depuis. Elle compte poursuivre l'organisme de défense des droits des animaux, de même que sa propre mère pour avoir réintégré le molosse.

En entrevue avec La Presse canadienne, Mme Robichaud s'est indignée que la SPCA n'ait pas immédiatement euthanasié le chien, se contentant selon elle de vérifier qu'il n'était pas atteint de la rage.

La mère, qui a elle-même déjà été propriétaire d'un pitbull, dit dorénavant se méfier de cette race. Elle réclame le rétablissement de leur interdiction à Montréal.

Des séquelles

Après s'être fait «sauter au visage», la petite Jade a dû subir des points de suture et une opération pour reconstruire ses lèvres. Un côté de son visage demeure paralysé et elle gardera des cicatrices de l'incident, rapporte sa mère.

«Elle a de la misère à manger un peu», ajoute-t-elle.

«J'ai un petit-fils qui a cinq ans. Il est tout petit lui. Si (le chien) l'avait pogné lui, je ne suis pas sûre qu'il serait vivant encore», s'alarme-t-elle.

La petite Jade n'est pas pour autant devenue craintive envers les chiens, mais elle demande dorénavant à leurs maîtres l'autorisation de les flatter.

Sa mère implore les autres parents de ne tout simplement pas laisser leurs jeunes s'approcher de cette race, qu'elle juge comme intrinsèquement agressive.

La branche néo-brunswickoise de la SPCA n'a pas immédiatement donné suite à la demande d'entrevue de La Presse canadienne.