BIEN-ÊTRE
03/08/2018 09:27 EDT | Actualisé 03/08/2018 11:34 EDT

Avant son suicide, Zombie Boy a laissé un dernier message aussi sombre que poétique

Rick Genest a fait ses adieux avec ce texte publié sur les réseaux sociaux et intitulé «Le puits».

Zombie Boy est mort à l'âge de 32 ans.
zombieboyofficial Instagram
Zombie Boy est mort à l'âge de 32 ans.

Il a marqué les esprits avec son apparence hors norme, il les marque à nouveau ce vendredi 3 août en disparaissant à l'âge de 32 ans. Le mannequin canadien Rick Genest, plus connu sous le nom de Zombie Boy, a été retrouvé sans vie mercredi 1er août à son domicile de Montréal a annoncé son agence et la police canadienne.

Le Service de police de la Ville de Montréal affirme que le mannequin tatoué, qui souffrait de problèmes de santé mentale, s'est suicidé.

Révélé au grand public en 2011 avec le clip "Born This Way" de Lady Gaga, Zombie Boy a laissé à son public un dernier message sur ses réseaux sociaux. Il est aussi énigmatique et complexe que pouvait l'être cette icone de la mode, toujours à contre-courant.

Ce message, très poétique et spirituel, s'intitule "Le puits". "ZB" s'adresse à "Damballa", esprit vaudou de la connaissance qui représente le principe du bien pour ses adeptes. Son texte s'accompagne d'une image: un cercle lumineux au bout de ce qui ressemble à un tunnel. Ce visuel est en fait tiré du film d'horreur "The Ring". Il apparaît sur la cassette au centre de l'intrigue et montre la lumière en haut d'un puits.

LE PUITS

nous entendez-vous hurler sous la voûte étoilée

âme jetée au fond du puits de pierre

comme oscillerait une flamme entre deux destinées

deux mornes voies, mais moins désespérées

chaque souffle se fige dans l'air glacé

du seuil immémorial où la chair est pesée

les étroites portes de la mort

lieu de flamboyants rites funéraires

percevez-vous ce désir de folie

jailli de la moelle de nos os

prières déposées comme autant de baisers

austères, pétrifiés

sur des carcasses métalliques

dans la clarté lunaire, une libération

Ce poème a été traduit par Guillemette Allard-Bares pour Fast For Word.

À revoir, l'entrevue du HuffPost Québec avec Rick Genest: