POLITIQUE
02/08/2018 07:47 EDT | Actualisé 02/08/2018 07:47 EDT

Maxime Bernier, seul défenseur d'un «véritable libre-échange» avec les États-Unis?

Il estime que la gestion de l'offre doit être incluse dans la renégociation de l'ALÉNA.

Justin Tang/La Presse canadienne

Le député conservateur Maxime Bernier se présente comme l'unique élu fédéral favorable à un véritable libre-échange avec les États-Unis, puisqu'il serait prêt à inclure la gestion de l'offre dans la renégociation de l'ALÉNA.

Dans les semaines qui ont suivi son expulsion du cabinet fantôme par le chef conservateur Andrew Scheer, le député de Beauce s'est fait plutôt discret.

THE CANADIAN PRESS
Le chef conservateur Andrew Scheer a expulsé le Québécois Maxime Bernier de son cabinet fantôme en juin dernier.

Mais maintenant que les tensions commerciales s'avivent entre Washington et Ottawa, le ferme opposant au mécanisme de gestion de l'offre pour les produits laitiers, les oeufs et la volaille ressent le besoin de se faire entendre.

Maxime Bernier avance que l'abolition de ce système — pourtant populaire auprès des producteurs de lait de sa circonscription — devrait être abordée avec les négociateurs américains.

Il estime que l'intransigeance du Canada en la matière empêche la conclusion d'une nouvelle version de l'Accord de libre-échange nord-américain. Le président Donald Trump a plusieurs fois exprimé sa frustration à l'égard du système canadien de gestion de l'offre.

«Je suis le seul qui soutient un véritable libre-échange avec les États-Unis, je suis le seul qui s'oppose à une guerre commerciale avec les États-Unis, et je suis le seul qui veut s'assurer que nous ayons une meilleure prospérité économique pour notre pays», avance-t-il.

Le candidat déçu à la direction de son parti ne veut pas pour autant être invité à la table de négociation.

«Mon rôle est d'essayer de convaincre le gouvernement, mon parti, les politiciens à Ottawa, que leur position est la mauvaise», maintient-il.

Andrew Scheer a retiré à Maxime Bernier ses fonctions de porte-parole conservateur en matière d'innovation après que ce dernier eut publié en ligne un chapitre de son livre controversé. Il avait pourtant accepté d'en reporter la parution «pour maintenir l'harmonie dans le parti».

M. Bernier y accusait son chef d'avoir enrôlé de «faux conservateurs» chez les agriculteurs dans le seul but de le battre pendant la course à la direction du parti.