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02/08/2018 10:43 EDT | Actualisé 02/08/2018 12:55 EDT

Maina Iquasiak Aculiak a été retrouvée à Montréal

La femme qui est à Montréal pour y subir une opération n'avait pas été vue depuis qu'elle avait quitté le Centre opérationnel Ouest dans Saint-Laurent.

Courtoisie SPVM

Une femme inuite qui était à Montréal pour y subir une chirurgie et qui était disparue depuis une semaine a finalement été retrouvée par un policier, jeudi, dans l'arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension.

Maina Iquasiak Aculiak, qui est âgée de 48 ans, était portée disparue depuis le 27 juillet, après avoir quitté un centre opérationnel du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) où elle avait dégrisé. Elle avait été vue pour la dernière fois dans l'arrondissement de Saint-Laurent au Centre opérationnel Ouest du SPVM, situé sur le boulevard Thimens, rapporte La Presse.

Mme Iquasiak Aculiak était hospitalisée à l'Institut de réadaptation Gingras-Lindsay, dans Côte-des-Neiges, lorsqu'elle a été arrêtée par le SPVM. Le centre a contacté la police après avoir constaté qu'elle était en état d'ébriété, selon TVA Nouvelles. Des policiers l'ont alors transportée au centre opérationnel afin qu'elle dégrise.

Après avoir dégrisé, elle a été laissée en pleine nuit devant le bâtiment. Les policiers lui ont remis un billet de transport en commun pour qu'elle regagne l'Institut de réadaptation Gingras-Lindsay, indique CTV News.

Elle était à Montréal pour subir une opération pour des blessures survenues après avoir été happée par un véhicule du Corps de police régional Kativik, le 4 avril dernier. Selon APTN, elle s'enfuyait de la police dans le village d'Umiujaq après avoir commis un vol à l'étalage lorsque l'incident est survenu. Elle s'était fracturé plusieurs côtes, six vertèbres, son bras gauche en plus d'une perforation d'un poumon ainsi que des lacérations à un rein et au foie.

Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a d'ailleurs lancé une enquête sur cet incident, deux mois après qu'il ait eu lieu. C'est à la suite d'un reportage de La Presse qui relatait toute l'étendue des blessures que Mme Iquasiak Aculiak avait subies que le BEI a pris la décision d'enquêter sur cet incident.