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02/08/2018 06:33 EDT | Actualisé 02/08/2018 06:33 EDT

Elle revendique un congé payé pour la mort de son chat, le Tribunal administratif du travail dit non

Les animaux de compagnie ne constituent pas un «membre de la famille» au sens de la loi.

Même si on les adore, les animaux de compagnie sont des biens - pas des individus - au sens de la loi. / Image d'archives.
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Même si on les adore, les animaux de compagnie sont des biens - pas des individus - au sens de la loi. / Image d'archives.

Chantal Dumais considérait sa chatte Juliette, âgée de deux ans et demi, comme un membre de sa famille.

Lorsqu'elle a ouvert sa porte pour découvrir son minet inanimé et ensanglanté, il y a trois ans, elle a appelé son employeur en pleurs pour demander la permission de travailler à distance, à partir de chez elle.

En entrevue téléphonique, la dame confie qu'elle était si bouleversée, cette journée du mois de juin 201, qu'elle était incapable de travailler.

Toutefois, si Mme Dumais considérait son animal de compagnie comme un membre de sa famille, son employeur et la loi ont vu les choses différemment.

Le Tribunal administratif du travail a récemment tranché en faveur de son ex-employeur, jugeant que la clinique médicale où travaillait la demanderesse avait le droit de refuser sa requête de rester chez elle.

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Malgré la décision du Tribunal administratif du travail, Chantal Dumais continue de croire que le deuil d'un animal devrait constituer une raison valable pour obtenir un congé payé.

«Rien dans la loi ne permet à un salarié de s'absenter du travail en raison du décès d'un animal de compagnie», a écrit le juge administratif Sylvain Allard.

Cette décision survient après que Mme Dumais eut déposé une autre plainte contre son ex-employeur, alléguant avoir été poussée à démissionner après avoir subi du harcèlement psychologique. Elle prétend avoir fait l'objet de commentaires désobligeants et d'une surveillance excessive.

Le jour de la mort de sa chatte, Chantal Dumais soutient avoir travaillé à partir de chez elle, malgré le refus de sa supérieure.

«Si tu ne peux pas venir au bureau, tu ne peux pas plus travailler chez toi», peut-on lire dans l'un des messages envoyés à la plaignante et déposé au tribunal administratif.

Chantal Dumais a quitté son emploi peu de temps après, lorsqu'elle a appris qu'elle n'avait pas été rémunérée pour la journée en litige.

La plainte relative à son départ a aussi été rejetée par le juge administratif Sylvain Allard, qui conclut que la dame a quitté son emploi de son plein gré et que l'employeur n'a pas exercé de harcèlement psychologique.

Malgré ce revers, Mme Dumais croit toujours avoir été traitée injustement et elle maintient que les propriétaires d'animaux devraient avoir droit à une journée de congé payé lors du décès de leur compagnon.

Les normes du travail du Québec prévoient qu'un salarié a droit à une journée de deuil payée pour le décès d'un conjoint, d'un enfant, d'un parent, d'un frère ou d'une soeur.

Un employé peut aussi se prévaloir d'une journée de deuil non rémunérée dans le cas du décès d'un grand-parent, d'un petit-enfant, d'un beau-fils ou d'une belle-fille ainsi que d'un membre de la famille immédiate de son conjoint.

Certains employeurs choisissent cependant d'offrir des conditions plus généreuses ou d'élargir leur définition de ce qui constitue un proche.