DIVERTISSEMENT
30/07/2018 18:19 EDT | Actualisé 31/07/2018 17:28 EDT

Un nouveau film très collaboratif pour Jeanne Leblanc

Un trio de femmes portent le projet «Les Nôtres».

Courtoisie

La réalisatrice Jeanne Leblanc, qui a fait paraître son premier long-métrage, Isla Blanca, en mars dernier, tourne présentement son deuxième film, Les Nôtres, qui mettra notamment en vedette Émilie Bierre, Marianne Farley et Judith Baribeau.

Ces dernières se sont activement impliquées dans le projet, alors qu'en plus de jouer, elles occupent aussi respectivement les fonctions de coproductrice et de coscénariste.

Un trio de femmes à la tête du projet

Si c'est Jeanne Leblanc qui est derrière la caméra de Les Nôtres, le projet est ainsi dans les faits dirigé conjointement par la réalisatrice, Marianne Farley et Judith Baribeau. Des fonctions qui, à leurs dires, ont été stimulantes et n'ont pas représenté de défi considérable.

«C'est un processus différent. J'ai élaboré avec Jeanne l'histoire, les personnages et tout, je connais le matériel vraiment profondément [...] Quand est venu le temps de jouer et de préparer mon rôle, je ne l'ai pas approché de la même façon. [...] Dans un nouveau projet, tu essaies de créer quelque chose, tandis que là, je l'avais dans le corps depuis tellement longtemps, dans la tête, dans le coeur...», explique Judith Baribeau, qui avait déjà collaboré avec la réalisatrice dans Isla Blanca.

Marianne Farley n'en était pas à sa première expérience en tant que productrice, alors qu'elle avait déjà produit des courts-métrages. Les Nôtres est toutefois le plus gros projet pour lequel elle a eu à occuper ce rôle.

«C'est une expérience très enrichissante. C'est un beau défi, mais on est tellement bien entourées qu'on a l'impression que c'est facile [...] J'avoue que j'avais peut-être sous-estimé émotivement ce que ça allait faire. Lors des derniers jours, je me suis rendue compte que je commençais à devenir un peu plus émotive et que je rentrais un peu plus dans la peau de mon personnage. De passer de l'un à l'autre, des jours je trouve ça un peu plus difficile, mais l'équipe de production est prête», raconte l'actrice.

Jeanne Leblanc soutient que les trois femmes sont avant tout des amies. «Il y a énormément de respect et d'admiration pour le travail et la façon de faire de chacune. On a envie de s'encourager, de s'appuyer et personne n'a envie d'être dans les plate-bandes de l'une des autres. [...] Il y a énormément de dialogue, quand il y a quelque chose qui va pas, on crève l'abcès excessivement vite», ajoute-t-elle.

Des survivantes

Malgré le peu qu'elles aient voulu en dire, la survie semble au coeur de l'intrigue qu'ont cosignée Mmes Leblanc et Baribeau.

Les Nôtres met en scène la communauté de Ste-Adeline alors qu'elle «devra affronter une situation qui mettra les habitants face à leurs contradictions.» C'est sous un soleil de plomb que nous avons assisté à une journée de tournage du long-métrage et rencontré certaines des interprètes.

«Chantal, c'est la femme du maire, c'est quelqu'un qui est en survie tout le temps. Elle cache beaucoup de choses, beaucoup d'inconforts. Le secret dévoilé dans le film, ça va l'atteindre personnellement. C'est une dame qui s'en tient beaucoup à son statut, à sa place dans la communauté et tout ça va être menacé», décrit Judith Baribeau.

Émilie Bierre, 14 ans, qu'on a notamment pu voir dans Jenny et Les Beaux malaises, interprète le rôle de Magalie. «Je peux clairement dire que Magalie, c'est une combattante. C'est une fille d'espoir», avance la jeune actrice.

«Isabelle, c'est la mère de Magalie. Elle a perdu son mari il y a cinq ans et a deux enfants. Elle est vraiment en mode survie. [...] Pour moi, Isabelle, c'est un peu la quintessence d'une mère moderne», expose Marianne Farley.

«C'est un thème [la survie] qui s'est imposé de lui-même, je pense. Plutôt au fur et à mesure qu'on explore les personnages. Je crois que chacune aborde un peu son personnage de cette façon. Je pense que c'est quelque chose qui n'était pas nécessairement très évident, mais qui l'est devenu», réfléchit quant à elle Jeanne Leblanc.

Les dernières scènes seront tournées vers la fin du mois d'août.