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24/07/2018 11:11 EDT | Actualisé 24/07/2018 13:49 EDT

Les amis et voisins de l'auteur de la fusillade de Toronto, Faisal Hussain, s'expliquent mal son crime

Ils se souviennent d'un jeune homme heureux et souriant, mais il semblerait que cette façade camouflait un combat sombre.

Ashley Robinson voyait Faisal Hussain presque tous les jours en promenant son chien autour de leur immeuble d'habitation de Toronto.

"Il souriait toujours", a-t-elle dit, ajoutant qu'ils vivaient dans le même immeuble à Thorncliffe Park, un grand bâtiment gris de 21 étages où cohabitent des personnes de différentes origines.

L'homme de grande taille, qui vivait au septième étage, se faisait un point d'honneur de caresser son chien Dax, en lui disant qu'il était un bon chien. "Plusieurs ici ont peur de mon chien, mais pas lui", a dit Mme Robinson.

Elle ne connaissait pas son nom avant lundi, lorsqu'elle a vu aux nouvelles la vidéo qui semble le montrer tirant dans la foule dans le quartier Greektown, dimanche soir.

"J'ai commencé à pleurer quand j'ai vu cette vidéo", a affirmé Mme Robinson.

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Faisal Hussain a tué une fillette de 10 ans et une jeune femme de 18 ans, en plus de blesser 13 autres personnes, dont certaines grièvement. Il a été retrouvé mort peu de temps après la fusillade, mais on ne sait pas s'il s'est suicidé ou s'il est tombé sous les balles de la police.

Les autorités enquêtent sur les motivations de Faisal Hussain, mais les premières indications laissent penser qu'il n'y a pas eu de publications sur les réseaux sociaux, pas de révélations furieuses en ligne et pas de vidéos décousues qui pourraient expliquer son geste.

Pourtant, alors qu'ils sont nombreux dans l'immeuble d'habitation à se souvenir d'un jeune homme heureux et souriant, il semblerait que cette façade camouflait de sombres tourments intérieurs.

"Notre fils a eu de graves problèmes de santé mentale, luttant contre la psychose et la dépression toute sa vie", a déclaré sa famille dans un communiqué diffusé lundi.

Faisal Hussain vivait avec ses parents dans l'immeuble; selon les voisins, la famille était d'origine pakistanaise. Le jeune homme âgé de 29 ans est né au Canada, d'après des personnes qui connaissent la famille.

Une famille éprouvée

Des résidants du quartier ont rapporté que la famille Hussain avait été frappée par d'autres tragédies ces dernières années, notamment la mort de la soeur de Faisal dans un accident de voiture.

Pourtant, les amis de Faisal Hussain affirment qu'il était toujours joyeux.

Chris Helgren / Reuters
La vie normale commençait à reprendre son cours sur l'avenue Danforth, lundi.

"Il avait un sourire à un million de dollars, il était très optimiste et heureux chaque fois que je le voyais", a déclaré Aamir Sukhera, un ami proche de la famille.

Mais sa famille a indiqué dans son communiqué avoir tenté d'obtenir de l'aide pour lui.

"Les interventions des professionnels ont échoué, les médicaments et la thérapie ont été incapables de le soigner, alors nous avons fait de notre mieux pour lui offrir de l'aide tout au long de sa vie de lutte et de souffrance. Nous n'aurions jamais pu imaginer qu'il connaîtrait une fin aussi destructrice et dévastatrice", ont écrit ses proches.

Lundi, à l'extérieur de son immeuble, de jeunes enfants couraient sur la pelouse, des femmes se rassemblaient pour discuter et des hommes fixaient le bâtiment, essayant de comprendre comment, ou pourquoi, un voisin ferait quelque chose d'aussi horrible. Des gens originaires du Sri Lanka, de la Slovaquie, de l'Inde, du Bangladesh, du Pakistan, de l'Afghanistan, des Philippines et du Canada cohabitent pacifiquement dans ce quartier.

Le quartier, qui est considéré comme étant de la classe moyenne inférieure selon les normes de Toronto, est généralement sûr, bien que certains résidents aient signalé une légère hausse de la criminalité ces derniers temps.

La violence armée est plutôt rare dans ce secteur. Des voisins ont été troublés de découvrir que Faisal Hussain possédait une arme de poing.

"Comment a-t-il obtenu l'arme?, a demandé Malak Faisal, un homme de 39 ans père de deux enfants. Nous vivons au Canada. Ce n'est pas un endroit où il est facile d'obtenir une arme à feu."

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