DIVERTISSEMENT
24/07/2018 06:53 EDT | Actualisé 24/07/2018 09:43 EDT

The Beach Boys: surfer habilement sur la vague des belles années

La nostalgie a déferlé sur le centre-ville hier!

Vivien Gaumand

Ils étaient neuf beach boys sur la scène Bell de la Place des Festivals, lundi soir, à chanter et se déhancher (presque) comme ils le faisaient dans le bon vieux temps. Neuf membres du légendaire groupe californien débarqués à Montréal pour offrir un spectacle de deux heures à une foule compacte principalement composée de festifs baby boomers.

Doux retour dans le temps

Du surf, des vagues, la mer, de belles voitures et des femmes en maillot de bain : voilà les images qui ont été projetées sur les écrans géants encerclant la scène tout au long de cette soirée festive et ensoleillée, malgré le temps gris. Des images d'archives aussi, relatant les débuts du groupe californien fondé en 1961, puis de leurs belles années qui, ma foi, donnaient l'air de ne pas s'être trop laissé essouffler.

Mike Edward Love - seul Beach Boys du groupe original - et ses amis musiciens sont apparus en forme et majoritairement vêtus de chemises d'inspiration hawaïenne sur cette scène érigée pour eux dans le cadre du Festival Juste pour rire.

«C'est merveilleux d'être au Canada, pas de Trump, c'est bien», a lancé le vétéran. Affublé d'une casquette et d'une chemise hawaïenne, le dynamique leader de la formation a prouvé qu'il avait encore le sens du rythme et du spectacle, du haut de ses 77 années pourtant bien sonnées.

Galerie photo The Beach Boys Voyez les images

Se sont succédés au fil de cette dansante soirée, les plus grands classiques des Beach Boys, ainsi que quelques pièces tirées des albums solos de Mike Love tel Unleash the Love.

«En ce moment, on aimerait bien faire une petite sieste, mais on va plutôt interpréter une chanson pour les femmes qui se trouvent dans la foule ce soir», a plaisanté Love après avoir fait bouger la foule sur Surfin USA.

Le chanteur a demandé aux spectateurs d'allumer la lampe de poche de leur téléphone cellulaire pour mettre de l'ambiance lors de la chanson Surfer Girl. « Si vous ne la trouvez pas, demandez l'aide de quelqu'un de plus jeune », a-t-il ajouté en riant.

Le chanteur a profité de la pièce All the love in Paris - tirée de son plus récent album solo Unleash the Love, lancé en novembre 2017 - pour pratiquer légèrement son français. «Nous venons de la Californie, alors nous ne parlons pas beaucoup français, mais nous avons appris à dire all the love in Paris en français : tout l'amour de Paris.» Il a aussi tenu à souligner que le claviériste du groupe, Tim Bonhomme, était originaire de l'Ontario.

Flanqués de ses acolytes; Christian Love, Bruce Johnston, Jeffrey Foskett, Scott Totten, Keith Hubacher, John Cowsill et Randy Leago, Love a livré plusieurs vieux et grands succès en format pot-pourri. Ce fut le cas pour Little Deuce Coupe, 409, Shut Down et de la très attendue Get Around pendant laquelle le chanteur s'est permis un saut dans les airs et le reste du groupe, de petits mouvements chorégraphiés.

Jadis chantée par son cousin Carl Wilson décédé en 1998, la pièce God Only Knows a été interprétée par le fils de Mike, Christian. Quant à la superbe Pisces Brothers écrite par Mike Love pour George Harrison, sa douceur a permis au public d'admirer les images d'archives des Beatles lors de leur séjour initiatique dans un ashram de la ville de Rishikesh, en Inde.

Les classiques Sloop John B, Wouln't it be Nice, California Girls et Do You Wanna Dance ont fait chanter, taper dans les mains et surtout danser de nombreux spectateurs. Tout comme les pièces Kokomo, Good Vibrations, Barbara Ann et Fun Fun Fun, livrée en rappel à une foule conquise s'étant laissé plonger avec bonheur dans ses souvenirs.

CORRECTION: Une version précédente de cet article mentionnait que le groupe avait joué la chanson Pisces Fish, écrite par George Harrison. Il s'agit plutôt de Pisces Brothers, écrite par Mike Love en hommage à George Harrison.